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L’Agglo apporte son soutien aux actions du jumelage Brive-Sikasso

L’Agglo de Brive vient d’apporter une nouvelle aide financière au jumelage Brive-Sikasso pour des actions ciblées sur l’eau et de l’assainissement. Une subvention de 6.000 euros pour réaliser 3 puis et des blocs sanitaires.

Utilisant une disposition légale, l’Agglo a décidé en 2014 de consacrer une partie des recettes de ses services de l’eau et de l’assainissement pour une action de solidarité internationale. En l’occurrence 0,1% des recettes de ces services pour des actions dans les domaine de l’eau et de l’assainissement. Une convention signée en 2015 avait déjà permis la construction de latrines pour la maternité puis le dispensaire de Mamassoni, un quartier très pauvre du nord de la ville et qui ne bénéficiait jusque là d’aucune structure sanitaire publique.

L’Agglo apporte aujourd’hui son concours pour 6.000 euros à deux nouvelles opérations: la réalisation de puis dans trois villages et l’aménagement d’un bloc de latrines dans un centre de santé. Un soutien qui a donné lieu à une signature de convention entre le président d’Agglo Frédéric Soulier et le président de l’association qui gère ce jumelage, Michel Blancher. Celui-ci a d’ailleurs rappeler que les dossiers étaient montés en concertation avec ses homologues maliens de l’association Teriya qui encadre sur place les opérations de jumelage.

« Il y a une vraie urgence pour les trois villages concernés par les puis« , insiste Michel Blancher. « Ce sont des villages très isolés, situés à 30km de Sikasso même, sur des mauvaises pistes, avec des temps de trajet d’une demi-heure à 1 heure. Ils vivent en quasi autarcie, même à l’intérieur de la commune. Dans ce secteur, n’existe qu’un seul puis pour 15.000 habitants. » Il faut savoir que la commune de Sikasso s’est administrativement fortement étendue, englobant de nombreux villages. Elle regroupe aujourd’hui quelque 350.000 habitants, ce qui en fait la seconde ville du Mali.

Le projet des puis permettra ainsi d’améliorer l’accès à l’eau de ces 3 villages, de Makan-Diassa (1.200 habitants) Zandiougoula (1.250 habitants) et Tabakoro (742 habitants), dont l’alimentation est compromise pendant toute la période sèche, soit 6 mois durant, du fait de la faible profondeur des puis existants. D’autant que ces villages connaissent une forte croissance démographique, consécutive aux facilités d’acquisition des concessions d’habitations et de l’exode des populations en provenance du Nord Mali.

L’opération consiste donc à réaliser trois forages de 60 à 100m de profondeur, de tuber et de les équiper de pompe manuelle. Mais aussi d’accompagner pour la suite. « L’objectif est de créer un comité de gestion local des forages qui sera formé à la préservation de la ressource, qui sera à même d’assurer la gestion de ces nouveaux équipements et leur maintenance. » Pour Frédéric Soulier, c’est la force de « cette association très bien organisée avec une approche logistique et un  suivi des travaux. Une garantie de bien veiller à l’utilisation de l’argent public ». Pour ce projet qui s’élève à un global de 35.000 euros, l’association ,Brive-Sikasso a également sollicité des aides auprès de l’Agence Adour-Garonne et de la Fondation Saur.

L’autre projet, d’une ampleur moindre, de l’ordre de 3.000 euros, vise à reconstruire le bloc de latrines du centre de santé de Mancourani, un quartier de 30.000 habitants, le premier dans lequel Brive est intervenu en réalisant à l’époque une classe et une maternité. « Le bloc de latrines a entièrement été détruit par les pluies intenses d’août 2016. Les travaux sont en cours et nous devrions les réceptionner au moment de notre visite sur place en janvier », précise Michel Blancher.

 

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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