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Les Bisons disent au revoir à Brive le 1er juillet

Prise d'armes du 126e RI. Photo archives.Dès le 5 juillet, plus de 500 Bisons du 126e régiment d’infanterie de Brive vont partir pour une mission de six mois en Afghanistan, à Surobi. Mais avant leur départ, les militaires veulent saluer leur ville et dire adieu à leur caserne historique. Ce qu’ils feront ce jeudi 1er juillet avec un rassemblement à 18h50 à la caserne Brune. De là, ils défileront en chantant jusqu’aux jardins de la Guierle pour une prise d’armes puis un vin d’honneur. Et toute la population est conviée à l’intégralité de la cérémonie.

Le rendez-vous est fixé quartier Brune à 18h50. Sur place, petite allocution du colonel Goisque à ses hommes. A 19h, les Bisons défileront en chantant jusqu’aux jardins de la Guierle. A 19h30, prise d’armes en présence du député-maire et du préfet de la Corrèze. A l’issue, un vin d’honneur sera servi sous la halle Brassens aux personnes ayant participé à la cérémonie. Bref, les militaires ont voulu marquer le coup. Le chef de corps y tient: « C’est pour saluer la population de Brive, sinon ça n’a pas lieu d’être. Alors, on espère que les gens viendront aussi nous saluer. »

prise d'armes. Photo archives Diarmid CourrègesAvant l’absence prolongée d’une grosse partie du régiment, c’est pour eux une façon de dire au revoir à leur ville. Mais en filigrane, c’est aussi une sorte d’adieu à l’historique caserne Brune puisque à leur retour le régiment sera entièrement caserné à Laporte (sauf l’infirmerie). Le déménagement est d’ailleurs en cours.

De retour de vacances méritées après une préparation soutenue, plus de 500 Bisons, le chef de corps en tête, vont donc partir dans les jours qui viennent pour l’Afghanistan. Le régiment effectue là sa troisième mission sur ce théâtre d’opération qui se durcit. Selon le terme consacré, les Bisons seront « projetés » par vagues successives pour se déployer au Nord-Est de Kaboul, à Surobi. Les premiers partiront de Charles de Gaulle le 4 juillet, puis en suivant d’Istres, les 9, 12 et vraisemblablement le 18 juillet.

Le défilé conduit par le colonel Goisque

Ils se sont donnés pour nom la « Task force Bison« . Sur place, ils constitueront le plus gros du GTIA (Groupement tactique interarmes) placé sous le commandement du chef de corps briviste. Un effectif total de 800 militaires de différents régiments (un escadron du 1er RIMA, une section de nouveaux blindés du 25e, des sapeurs du 31e RG et des artilleurs du 68e RA). « Notre mission est de sécuriser cette zone, en concertation avec l’Armée nationale afghane et la police« , insiste le colonel Jérôme Goisque. Surobi, Kapisa… Une province fortement stratégique. Celle-là même où nos deux confrères de France 3 ont été enlevés voilà maintenant six mois.

Les Bisons se préparent à cette mission depuis un an. « Cette fois, je suis mieux préparé. On a le sentiment que le terrain particulier a vraiment été pris en compte dans notre formation », explique le sergent Jean-Marc Lassort, 24 ans, chef de groupe. En 2006, il a déjà effectué une première mission de 4 mois à Kaboul. A la même période. « Je ne pars pas avec le même état d’esprit. Bien sûr, je sais ce qui m’attend au niveau culturel, le climat… Tout de suite, il va faire très chaud, dans les 40°. Mais là, nous serons dans un territoire reculé. Le danger n’est pas le même. »

le 126 RI en afghanistan. Photo archives Diarmid CourrègesPour son chef de section, de 4 ans son aîné, c’est par contre un véritable « baptême du feu ». « Ça fait six ans que je suis militaire et je suis satisfait de participer pour la première fois à une opération extérieure. Partir là-bas, c’est la finalité », admet le lieutenant Hugues De Bonnière, visiblement serein. « Je suis au 126 depuis deux ans et avec ma section nous avons construit des repères qui nous permettent de nous sentir en confiance. » En Afghanistan, il aura sous sa responsabilité une quarantaine d’hommes. « Notre principal travail sera constitué de patrouilles, de check-points et de gardes« , détaille le jeune lieutenant, marié et père de deux enfants. Pour soutenir les familles dans cette longue séparation qui risque d’englober aussi Noël, une cellule d’aide sera ouverte tout au long de la mission. Car de son côté, la « portion centrale », nouveau terme pour qualifier la base arrière, ne chômera pas et devra également se charger, sous la responsabilité d’un nouvel commandant en second, de l’incorporation des nouveaux éléments et de leur formation.

Le bison blanc, emblème du régimentSans oublier le tout dernier, incorporé il y a seulement quelques jours à la caserne Brune: un « Bison blanc », grandeur nature, bien campé sur ses quatre pattes et qui veille fièrement et inlassablement au pied du mat des couleurs. Et pour cause, il est tout en plastique. Si vous lui trouver un air familier, c’est que vous avez dû croiser un de ses congénères à l’entrée d’un Buffalo grill. Car c’est auprès de cette chaîne de restauration que le colonel Goisque a mené moult négociations pour décrocher son acquisition. Bison qui a aussitôt été repeint de la couleur idoine, fidèle à l’emblème du régiment. Ça ne s’invente pas.

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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