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Les nouveaux locaux de la police municipale inaugurés

Bien visibles sur le carrefour du Pont Cardinal, les nouveaux locaux de la police municipale et le Centre de supervision urbain (CSU) ont été inaugurés hier après-midi. Des lieux plus fonctionnels et des moyens accrus pour « lutter contre une délinquance imaginative et évolutive » et assurer une meilleure sécurité, priorité plébiscitée par les Brivistes lors de leur consultation.

 

C’était un grand jour hier pour les policiers et gardes municipaux installés depuis début juillet dans l’ancienne école élémentaire du Pont Cardinal. Et il y avait du monde pour cette inauguration: beaucoup de képis et casquettes, de nombreux représentants politiques ou des services de l’État, police et justice côte à côte.

« La sécurité est une priorité que nous assumons pleinement », a réaffirmé le maire Frédéric Soulier. Nouveaux locaux, vidéo-protection, armement, professionnalisation accrue: la police municipale dispose de moyens plus importants pour assurer cette mission. « C’est un message envoyé à ceux qui vivent de la délinquance sous toutes ses formes car on ne peut pas se satisfaire d’être statistiquement dans une moyenne nationale », insiste le maire. « Il ne faut rien banaliser. L’insécurité n’est pas seulement l’affaire de grands délits mais se niche dans l’ensemble de ces actes qui polluent le quotidien. »

Visibles de tous, implantés à un carrefour central qui voit passer quelque 25.000 véhicules jour, ces nouveaux locaux offrent aux policiers et gardes municipaux une surface doublée, sur plus de 500m2. Des locaux plus fonctionnels et plus adaptés, qui abritent également à l’étage le CSU, Centre de supervision urbain, la grande nouveauté, à l’accès strictement réglementé, élargi le temps de la visite.

Le système de vidéo-protection déploie 29 caméras dont une nomade réparties sur des zones prioritaires. Les images défilent en permanence sur un mur d’écrans. Dans le respect des libertés individuelles : un floutage automatique des habitations se met en place au fur et à mesure que les agents opérateurs balayent les plans. Ils sont 6 habilités à visionner et se relaient en permanence devant les écrans pour permettre une plus grande réactivité si un problème survient.

« En août, nous sommes intervenus sur 282 événements qui vont de la simple dégradation à la menace de mort avec arme en passant par le délit de fuite, l’assistance à personne pour un malaise sur la voie publique », comptabilise son responsable Fabrice Micouraud. Les images enregistrées sont conservées pendant 30 jours. « Nous avons opté pour la durée maximale autorisée », précise Dominique Eyssartier, adjointe chargée de la sécurité et de la tranquillité publique. Une conservation qui peut se révéler d’une aide précieuse dans l’élucidation des affaires. « Sur la dizaine de réquisitions de la justice, nous avons apporté sur 8 d’entre elles des images probantes pour permettre d’engager des poursuites. » Un atout indéniable.

« Le dispositif a aussi pour vocation à améliorer le taux d’élucidation en fournissant aux enquêteurs des éléments d’information complémentaires, mouvements suspects, identification de véhicule, d’individu… qui s’ajoutent aux indices recueillis sur le terrain. C’est ce qui s’est passé par exemple à Meaux où le taux d’élucidation est passé de 21% à 50% depuis de la déploiement d’un système de vidéo-protection », argumente Frédéric Soulier. « Une avancée importante », pour le procureur de la République Laurent Czernick. « Un dispositif d’une efficacité redoutable », surenchérit le préfet Bertrand Gaume qui salue également la complémentarité accrue entre les forces de police municipale et nationale sur le terrain.

Une police municipale désormais armée « pour sa protection et celle des citoyens ». En complément des gilets pare-balles, matraques télescopiques, bombes lacrymogènes et tasers, les agents municipaux ont été équipés d’armes létales, des revolvers calibre 38 Sig Sauer, du même type que celles utilisées par les forces nationales. « Notre armement est très encadré par la loi et soumis à autorisation préfectorale », rappelle Laurent Tronc, chef de la police municipale. « Ce sont d’anciens policiers ou gendarmes, habitués au port d’arme. Ils ont passé des tests physiques comme psychiques et suivi une formation théorique et pratique. »

Aure nouveauté arrivée depuis une quinzaine de jours: la voiture LAP (Lecture automatisée des laques) équipée de 8 caméras embarquées et susceptibles de relever en circulant les infractions au stationnement (et prochainement de détecter des véhicules volés ou recherchés). « Elle n’est pas là pour augmenter le nombre de contraventions. L’infraction n’est pas automatique. Derrière l’écran, il y a toujours un agent qui détermine la validité », insiste Dominique Eyssartier. Mais le système serait vertueux: « à notre bonne surprise, les gens paient leur stationnement« , se réjouit l’adjointe. Le maire a quant à lui annoncé son souhait de voir à terme la police municipale en action 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Au premier septembre, les effectifs atteignent un total de 35 personnes. Brigade diurne : 18 personnes, du lundi au samedi de 7h à 21h voire 7h à 23h. Brigade de nuit : 6 personnes, de 21h à 7h, du jeudi au dimanche matin. Centre de supervisions urbain : 6 personnes dont les créneaux d’emploi sont en phase avec les ceux des brigades diurnes et nocturnes. Trois maîtres-chiens et leurs animaux positionnés alternativement sur les brigades diurnes et nocturnes.

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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