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MGV Drone décolle

Les 3 associés: Gérald Vincent, Vincent Bernard et Marc Munch

MGV Drone est un toute nouvelle société briviste propose les services de quatre drones professionnels pour des prises de vues aériennes, photos comme vidéos, dans un large spectre d’applications.

 

Vincent BernardPour le nom de leur société, ils ont choisi tout simplement d’accoler les initiales de leurs prénoms. Ils sont trois associés, Marc Munch (pilote et technicien de l’équipe), Gérald Vincent (photographe vidéaste monteur) et Vincent Bernard (pilote et cadreur). Trois trajectoires différentes, trois compétences qui se révèlent complémentaires et forment « un ensemble homogène », s’accordent-ils. Il y a d’abord eu la rencontre entre Marc et Vincent, deux passionnés d’engins volants en tous genres et donc inévitablement de drones. Puis est venu se greffer le photographe freelance, avide de nouveaux développements, vite atteint par le virus et qui devrait bientôt lui aussi devenir pilote.

Gérald VincentL’an dernier, le trio s’est positionné sur le marché en plein essor. Ces drones de machines ont en effet créé la révolution dans les airs tant ils se jouent des terrains escarpés et leur potentiel ouvre un large spectre d’applications : « prise de vues artistiques d’événements, inspection, expertise, thermographie, cubature, orthophoto, modélisation en 3D… », détaillent-ils. Des termes qui peuvent paraître abscons pour le grand public car ici, rien à voir, vous l’aurez compris, avec une activité de loisirs.

Marc MunchSans se fermer aux particuliers, MGV drone cible les professionnels. « Nous ne sommes plus dans le domaine du jouet », nuance Marc Munch. « Nos machines coutent dans les 20.000 euros. » La société en possède quatre.

« Drone est le générique que connaît le grand public. En fait, nous avons deux quadricoptères et deux hexacoptères. » Certains ont même les branches qui se rétractent pour permettre à la caméra de couvrir les 360 degrés. Et toutes sont équipées de parachute. « C’est obligatoire. » Dans ce domaine, les activités sont en effet très, très réglementées, et de plus en plus avec la prolifération des engins. « Si n’importe qui peut acheter n’importe quoi, n’importe qui n’a pas le droit de faire voler n’importe quoi », tranche le quadra très à cheval sur la réglementation (voir notre encadré).

MGV Drone5« Nous avons les machines homologuées par la DGAC (Direction générale de l’aviation civile, NDLR), les compétences pour les faire voler et toutes les autorisations requises », assure Vincent Bernard, l’aîné du trio. « On ne fait pas voler n’importe quoi et n’importe où », insiste le technicien qui se charge de tout l’aspect administratif. Il faut savoir qu’en France, la loi encadre strictement l’utilisation des drones. Si les professionnels la connaissent bien, une grande frange d’amateurs l’ignore. Un éclaircissement est nécessaire: sachez qu’en tant que particulier, vous ne pouvez faire évoluer votre drone que sur un terrain d’aéromodélisme.

MGV Drone6Quant à la prise de vue à usage commercial, il faut obligatoirement être professionnel et avoir obtenu les qualifications nécessaires tant pour les machines que pour leurs pilotes. Beaucoup demandent d’ailleurs que la commercialisation de ces engins soit plus encadrée pour les amateurs, avec une immatriculation des drones de loisirs, une limitation de leurs poids et la mise en place d’un brevet.

« Pour le survol en agglomération, nous devons également déposer 5 jours auparavant une demande à la préfecture. » Ce qui peut vite se révéler un casse-tête quand les conditions météorologiques viennent bousculer le planning. D’autant que le trio travaille souvent en doublon : « le pilote gère la machine et le cadreur la prise de vue ». Leur activité vient de décoller et MGV Drone espère vite atteindre sa vitesse de croisière, notamment en développant les missions plus techniques.

Infos sur http://www.mgvdrone.fr.

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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