Article réalisé par Narjis Nouri
« C’était très intéressant, on a appris beaucoup de choses. » Le sourire de Poema, 11 ans, résume bien l’esprit du tournoi national quartiers et campagne. Lancé partout en France par la Fédération française de rugby, l’opération sportive et éducative est pensée pour les villes qui réunissent à la fois quartiers et campagnes.
À Brive, ce sont trois centres socioculturels qui ont pris part à l’évènement : Rivet, Raoul Dautry et Jacques Cartier. Les enfants participants, filles comme garçons, avaient entre 9 et 11 ans.
Le programme s’est déroulé sur trois demi-journées. La première, les jeunes ont visité le stade du CAB et assisté à une intervention sur la santé bucco-dentaire. La deuxième, place à une initiation au rugby, accompagnée d’un temps consacré à l’histoire du club. Et la troisième, hier, nouvelle initiation au ballon ovale avec en complément une intervention pédagogique du SIRTOM sur le tri des déchets.

« Pour permettre à tous de participer, les règles des mini-matchs ont été adaptées selon la règle du « touché 2 secondes »., explique les encadrants du club. Une manière simple d’initier les plus jeunes à ce sport de manière ludique.
Les enfants seront aussi conviés au match à domicile contre Nevers, afin de prolonger l’expérience et leur faire découvrir l’ambiance d’une rencontre au stade.

« L’inclusion fait partie de nos piliers. Nous cherchons à éduquer mais aussi à susciter des vocations », explique Louis Fovet, responsable du fonds de dotation du CAB et encadrant de l’évènement. « L’idée est de mettre nos jeunes de quartier sur le terrain, leur montrer comment ça se passe », ajoute Alexis Gillot, responsable RSE au CAB et encadrant également.
Poema, du centre socioculturel de Rivet, raconte avoir particulièrement apprécié l’initiation au rugby. « C’était cool ! Mais on se fonce trop dedans. J’aime bien le rugby, le plaisir d’y jouer. » Elle retient aussi la visite du CAB, avec la découverte de la salle de médecine, des vestiaires et des casiers. « J’ai pu voir des joueurs, ils sont très grands. À leur apparence, ça se voit qu’ils aiment le rugby. Ce serait sympa de refaire ce genre d’après-midi. »
Et lorsque le coach demande aux enfants si les ateliers leur ont plu, la réponse fuse en chœur : « OUI! ». Et à entendre l’enthousiasme des enfants, l’opération a marqué un bel essai.
