Le dispositif, concentré en tout début d’après-midi sur le parking du Moulin avant le déclenchement de l’alerte, avait de quoi impressionner pécheurs et promeneurs venus profiter de la tranquillité du lac. Le parking était rouge de véhicules.
« L’exercice va simuler un important feu de forêt en impliquant, c’est assez rare, tous les acteurs amenés à intervenir. L’idée, en amont de la saison, est de pouvoir identifier les faiblesses dans les rouages, afin d’être efficient si besoin cet été », explique Alban d’Herbigny, directeur de cabinet du préfet. D’autant qu’il y a déjà eu, en 2003, un feu conséquent dans le secteur établi pour l’intervention.

Le scénario catastrophe établi par le colonel Guillaume Jean, directeur départemental par intérim au SDIS (Service départemental d’incendie et de secours), cumule les difficultés : « Un contexte de feu de forêt avec un vent fort et un état de sécheresse extrême. » Scénario tout à fait plausible.
« Cette configuration va nous demander un engagement massif dès le début, avec une montée en puissance. C’est un exercice interdépartemental, y participent des collègues de la Dordogne et du Lot comme des renforts du Régiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile de Libourne. L’exercice va permettre de tester la procédure qui implique pompiers, sécurité civile mais aussi préfecture, gendarmerie, mairie, Agglo, ONF (Office national des forêts)… »
Mais le téléphone sonne, l’alerte est lancée et le parking va progressivement se vider.









