Cinéma à la folie

Du 9 au 11 octobre, un festival pour parler autrement de la santé mentale. C’est au Rex et c’est gratuit. Réservation conseillée.
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Le sujet est loin d’être anodin puisqu’en France, 13 millions de personnes présentent un trouble psychique et 3 millions vivent avec des troubles sévères. La situation est particulièrement préoccupante chez les femmes et les jeunes adultes : près de 40 % des 18-24 ans estiment ne pas prendre suffisamment soin de leur santé mentale.

Ce festival itinérant, baptisé Cinéma à la folie, ambitionne de déstigmatiser les troubles psychiques et de lever les tabous ou les clichés encore trop nombreux sur cette question de santé publique.

L’événement a le mérite d’ouvrir le dialogue. Il a été lancé l’an dernier par le Festival La Rochelle Cinéma (Fema) et l’Alliance pour la santé mentale avec le Fipadoc (Festival international du film documentaire) et la Fondation Érié, et s’étale sur 4 week-ends à raison de 2 villes participantes par week-end. Pour cette deuxième édition, la manifestation a sollicité le cinéma Rex, remarqué pour ses actions d’éducation et de sensibilisation, également dans ce domaine.

La programmation s’articule autour de 5 séances publiques (voir plus bas) et une scolaire. Chaque projection est suivie d’un temps d’échange avec les réalisateurs, les personnes concernées et ceux qui participent à leur rétablissement : psychiatres, psychologues, infirmiers, ambassadeurs en santé mentale, associations, médiateurs de santé pairs, proches aidants. Parce que la santé mentale touche à notre façon de vivre ensemble, d’écouter, d’accompagner et de prendre soin.

Entrée gratuite pour toutes les séances, réservation conseillée.

5 films puissants à l’affiche

  • Vendredi à 20h, la soirée d’ouverture accueille l’avant-première de 15/18, le nouveau film de Cédric Kahn présenté en compétition à la Mostra de Venise, plus d’un mois avant sa sortie nationale. 
  • Samedi à 14h, Le Ministère de la Solitude de Kaspar Astrup Schröder cherche la souffrance psychique au Japon, dans l’isolement plutôt qu’à l’hôpital. 
  • Samedi à 20h, La Frappe est projeté en présence de son réalisateur Julien Gaspar-Oliveri, dont c’est le premier long métrage, révélé cette année à la Semaine de la critique à Cannes. 
  • Dimanche à 14h, le documentaire Le Fil d’Anna d’Anna-Jeanne Martin, en présence de la réalisatrice (sous réserve), puis à 18h Les Intranquilles de Joachim Lafosse. 

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