Léna et Lana pourraient presque passer pour des jumelles. Les mêmes lunettes, de grands sourires et une belle complicité. Pourtant, les deux amies ne sont pas sœurs. Élèves de terminale au lycée Simone Veil, elles sont venues découvrir le village Santé – Bien-être avec leur classe de 18 élèves et leur enseignante.

Au stand de la Croix-Blanche, elles se sont entraînées au massage cardiaque sur mannequin et à l’utilisation d’un défibrillateur. « On a fait les petits massages » racontent-elles avant de se reprendre. « Non, des massages cardiaques ! » Une mise en pratique qui tombe plutôt bien puisque l’une des deux amies veut devenir infirmière.

La visite prend ensuite un tour plus inattendu. Avec leur enseignante, Madame Dufraisse, les voilà en train de décortiquer le mode d’emploi du kit de dépistage du cancer colorectal. Le principe ? Un papier à fixer sur la lunette des toilettes pour recueillir les selles sans qu’elles touchent l’eau, une petite tige pour en prélever une infime quantité, puis un tube à refermer et à envoyer au laboratoire dans une enveloppe prévue à cet effet. « Et gratter ? » « Juste un tout petit peu. » Un examen qui ne les concernera normalement pas avant de nombreuses années, mais dont elles découvrent déjà les gestes, avec beaucoup de naturel.

Prendre soin de soi passe aussi par des gestes simples. Marine, socio-esthéticienne chez Vitalia, montre aux visiteuses comment pratiquer quelques automassages. « Le principal, c’est d’écouter son corps ». Habituée à adapter ses soins et son toucher aux personnes les plus vulnérables, elle invite chacune à repérer ses tensions et à s’accorder un moment de détente. Quelques minutes suffisent pour prendre soin de soi, sans matériel ni technique compliquée.

Changement de génération, mais même curiosité. Yvette ne fait pas les choses à moitié. La veille, elle avait passé quatre heures au village Santé–Bien-être, faisant le tour de tous les stands sans en manquer un. Le lendemain, la voilà de retour, spécialement pour remettre son questionnaire de satisfaction. Les deux femmes se reconnaissent aussitôt. Yvette tient à montrer son questionnaire. Sa note ? Un 10/10, et pas question de repartir sans l’avoir fait savoir !

Et quand on lui donne 74 ans, elle s’amuse de la méprise. « Vous rigolez ! Je vais en avoir 87 ! » Enfin, pas si vite. Pour le moment, Yvette préfère s’en tenir à 86. Inutile de se vieillir avant l’heure !