Rendez-vous à la plaine des jeux des Boriottes à 9h15, pratique pour stationner, pour un entrainement collectif sur le parcours qu’il devra effectuer le long de la Corrèze quatre fois par jour, tous les jours que compte mars. Ce sera une sorte d’avant-première, une « communion », pile un mois avant le lancement du défi qu’il s’est lancé.
Après avoir traversé bien des contrées arides et lointaines, le Briviste spécialiste de l’ultrafond s’attaque à un tout autre challenge, dans sa ville : établir un nouveau record du monde en totalisant 63 semi-marathons dans le mois.
Le parcours fait 10,6km exactement. La boucle à effectuer part du parc de la Guierle file en empruntant la voie verte vers la passerelle Jean Paufique et le parc du Prieur, revient par Maillard pour un tour de la Plaine des Boriottes et retourner au point de départ.
C’est ce tour de piste qu’il partagera dimanche 1er février. Lui, dans un mois, aura donc à le faire deux fois chaque matin pour arriver à la distance d’un semi-marathon (21,0975 km exactement) et deux fois chaque après-midi. Deux semi-marathons par jour et même trois sur une journée à définir selon son état. Pas question de vitesse, mais de nombre.
« À ce jour, le record officiel est de 52, détenu par l’Indien Bidyut Mohan. Mais il a aussi un record non officiel à 62 en cours d’homologation. Alors dans le doute, je suis parti sur 63. C’est un défi complètement dingue qui repose sur le dépassement de soi, la solidarité et le territoire. »
Avec l’humilité qui le caractérise, François Lacassagne conjugue d’ailleurs son aventure en « nous » plutôt qu’en « je ». À plus d’un titre. D’abord parce qu’il sera entouré par une équipe bénévole de 15 ami(e)s pour prendre soin de lui. Ensuite, parce qu’il court pour une cause solidaire et récolter des fonds pour les enfants malades de l’association Pour Nos P’tits Gaillards (des maillots et sacs seront vendus à cet effet). Enfin par ce qu’il invite à venir vivre ce défi et le porter, en courant derrière lui sur tout ou partie du parcours au fil du mois. Il a d’ailleurs dénommé son challenge « We can do it » que vous pouvez retrouver sur une page Instagram. Évidemment, on vous en reparlera.