Les travaux entamés en février de l’année dernière, se sont achevés en décembre 2025, mais leur inauguration a dû laisser passer le convoi de la réserve électorale pour les municipales. C’est donc ce matin qu’elle a pu finalement se dérouler.

La plupart des quais avaient déjà bénéficié d’une mise en accessibilité en 2023. Cette fin de travaux a concerné les quais 1 et 5, le plus éloigné de la gare. Ils ont été rehaussés afin de permettre un accès de plain-pied au train. Des travaux qui visent certes l’accessibilité des personnes à mobilité réduites et qui bénéficieront à tous les voyageurs.
Ces travaux se sont accompagnés du renouvellement de la sonorisation, de la signalétique, des mobiliers et des écrans d’information, de la réfection de l’ensemble de l’éclairage, mis aux normes et plus économe, et de la sécurisation des extrémités de quais.

Intervenir sur une gare datant de 1860, avec des centaines de kilomètres de câbles dans les quais dont certains non identifiés au départ, a réservé quelques surprises à verser aux annales. « Pour toutes la réfection de l’éclairage, les interventions se sont aussi déroulées de nuit, ce qui était contraignant en terme d’exploitation et de sécurité ferroviaires », rappelle Florent Kunc, directeur régional des SNCF gares et connexions en Nouvelle-Aquitaine. Un vaste chantier qui n’est déjà plus qu’un souvenir, la gare a retrouvé le cours normal de son quotidien fait de trains qui entrent et partent, de voyageurs qui se croisent et de retrouvailles.

Au total, ce dernier volet aura nécessité 7 millions d’euros, financés par l’État, SNCF et la Région. Un investissement nécessaire et à la mesure de la fréquentation : « En 2024, la gare de Brive a accueilli 1,6 million de voyageurs, une progression de 4% ». Le contexte géopolitique et le coût du pétrole vont inciter de plus en plus à opter pour cette mobilité par le rail.
Tous les représentants s’accordaient à voir dans le train « le transport de l’avenir« . Tous aussi ont évoqué l’accessibilité des territoires, l’avenir de la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), axe majeur Nord-Sud, sans occulter le point crucial vers Bordeaux, métropole régionale.
Frédéric Soulier prône pour « un trajet Brive-Bordeaux en 1h50 », un objectif « à portée » (le trajet prend actuellement 2 heures) si tant est que les travaux de régénération des voies soient enfin lancés entre Brive et Périgueux. Le maire et président d’Agglo a d’ailleurs rappelé que l’intercommunalité avait prévu, même si cela ne relève pas de sa compétence, 5 millions d’euros pour accompagner la Région dans ce projet.
