« Nous déclarons ouvert le 23e festival du cinéma international de moyen métrage de Brive » ont déclaré en cœur sur la scène du Rex le critique et historien du cinéma Charles Tesson, président du jury et deux des membres, les réalisatrices Caroline Deruas et Dounia Sichov (Nicolas Maury en tournage est attendu dès ce matin).

Tous les discours qui ont précédé cette phrase emblématique se sont fait les chantres de la culture en général et du cinéma en particulier rassemblant ce soir là de nombreux officiels comme anonymes.
Car si « le monde s’écaille », qu’il « souffle un vent mauvais » qui vient restreindre les budgets, comme l’a rappelé Xavier Delagnes de la SRF (Société des réalisatrices et réalisateurs de films) sur laquelle s’appuie ce festival, « il y a encore un scintillement » et des raisons d’espérer et de rêver.
Pour preuve, les 451 films qui ont candidaté à cette édition témoignant d’une vitalité et d’une belle diversité des regards. Les jurys auront à visionner une copieuse sélection de 26 moyen métrages, record absolu. Et parmi eux, pour la première fois, des réalisateurs confirmés, reconnus et primés.

Cette semaine sera riche de projections, en compétition ou en séances spéciales comme scolaires : une soixantaine de films toutes sections confondues dans ce genre très singulier qu’est le moyen métrage qui permet d’approcher des œuvres singulières donnant toute sa place à la liberté d’expression.
Surtout, le festival bénéficie à Brive d’une aura particulière avec le soutien indéfectible des collectivités territoriales, Ville , Département (il vient même de créer un fonds de 50.000 euros pour soutenir des films tournés en Corrèze) et Région qui maintiennent voire augmentent leur budget alloué à ce domaine, mais aussi avec un partenariat d’entreprises de plus en plus nombreuses à s’inscrire dans cette aventure.

« Le festival s’appuie sur un écosystème dynamique », se félicite Olivier Bonnichon, maire-adjoint à la Culture. Son fief reste le cinéma Rex, paré de tentures rouges cette semaine, « un des rares cinémas en France sous régie municipale », relève l’élu qui se félicite de voir la manifestation essaimer à travers la ville.
Une semaine à vivre intensément qui a débuté avec la projection du film Les Reines du Music Hall dans lequel Marilyn Monroe tenait pour la première fois la vedette. Un hommage à l’actrice mythique à laquelle la Cinémathèque française consacre une exposition à Paris. Une comédie musicale pour rentrer dans le ton d’un moment festif à la météo cannoise avec un soleil qui va planer sur la semaine.
