Une rentrée toujours sereine

Quelque 2780 élèves ont retrouvé le chemin des 23 écoles publiques réparties sur la ville. Avec pour trois d'entre elles, la traditionnelle visite de rentrée du maire.
Fatima Kaabouch

La rentrée a indéniablement sonné en ce 1er septembre. En tout cas pour un jour de classe avec demain étant un mercredi. Juste le temps de (re)prendre ses marques. Ce matin, la circulation plus fournie témoignait de cette reprise. Les effectifs prévisionnels s’établissent à 2.780 élèves, répartis en 1.780 en élémentaire et 1.000 en maternelle. Le chiffre pourra évoluer en fonction des inscriptions ou radiations de dernière semaine, mais les effectifs restent stables.

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En ce premier jour de classe, tour de rentrée aussi pour Frédéric Soulier et sa première adjointe, en charge de l’Enseignement, Valérie Taurisson. « En 12 ans de maire, je n’ai pas loupé une rentrée scolaire. C’est important pour les parents, pour l’Éducation nationale, les enseignants et pour nos équipes qui travaillent tout au long de l’année pour que l’année scolaire se passe bien. C’est symbolique, on fait bloc avec la communauté éducative, chaque maillon de la chaine est important. »

Comme à l’accoutumée, ce tour de rentrée comptait la visite de trois écoles publiques : en l’occurrence cette année, Paul de Salvandy, Jules Romains et Roger Gouffault où a été partagé le repas à la cantine.

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À commencer donc par l’école Paul de Salvandy où les parents d’élèves ont pris depuis plusieurs années l’habitude d’organiser un café de bienvenue à l’entrée de l’école. Une façon de créer du lien. Ici comme ailleurs, on garde en mémoire les épisodes caniculaires d’avant les vacances mais l’annonce de fortes chaleurs ces prochains jours n’entament pas la sérénité ambiante. « Une salle climatisée a été mise en place en mai en maternelle. Nous avons la chance d’avoir des arbres dans les deux cours. On s’adapte et on apprend de nos expériences », déclare la directrice Delphine Chanconie.

« C’est la meilleure école du monde », assure Mathy, 8 ans en CE2 en écho au thème international sur lequel la maîtresse Sylvie Raimondeau fait travailler cette classe de CE1/CE2. « C’est là où l’on mange le mieux », réplique aussitôt un de ses camarades emportant l’assentiment des autres. Le menu a beau être le même dans toutes les cantines de la ville, l’affirmation témoigne que les élèves se sentent parfaitement à l’aise dans leur école. Des conditions essentiels pour bien apprendre.

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Une reprise tout en douceur, mais non moins studieuse. « Mon plus beau souvenir de vacances, c’est… » affiche le tableau des CM2. Chacun doit raconter en soignant son vocabulaire. Des émotions qui mêlent voyage à Madère, gouffre de Padirac, la de Neuvic, éclipse ou le bonheur tout simple d’une glace en centre-ville.

À Jules Romains, on table aussi sur la convivialité avec une matinée ouverte aux parents et à laquelle participent le centre Jacques Cartier et les associations alentour comme le TUCSS et les clubs sportifs, Boxe académie, CAB handball et le Causse corrézien rugby, venus faire découvrir leur discipline.

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Ici, l’événement de la rentrée, c’est la nouvelle cour élémentaire végétalisée pendant l’été, sur le même principe que les trois précédentes Michel Peyramaure, Thérèse Simonet et Jules Vallès. Adieu l’enrobé, place à un espace paysager avec rivières de galets, passerelles, bancs, tables en bois, qui accueillera à l’automne d’autres plantations.

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« Elle nous plait, c’est dommage qu’on en profite que cette année », regrette un CM2. Dans la classe de Valérie Humbert, l’heure n’est plus aux ateliers sportifs. Place au programme qui va intégrer la préparation d’un texte pour la prochaine Foire du livre. Un peu plus loin, les CE2 de Cindy Peauger se remémorent « Le roi ou la reine du bon comportement », un moyen de revoir les bonnes règles qui régissent la classe.

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À Roger Gouffault, c’est l’heure de la récré. La cour maternelle vibre de joyeux cris et de quelques larmes chez les tout nouveaux. Une maternelle qui comprend une UEMA, Unité d’enseignement en maternelle autisme.

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« Elle accueille des enfants de 3 à 5 ans ayant des troubles du spectre de l’autisme. Ils sont 7 et bénéficient d’un accompagnement particulier avec une enseignante spécialisée et 4 éducatrices. Il s’agit d’une prise en charge intensive qui s’appuie sur un projet individuel leur permettant de développer des compétences, des interactions, avec l’objectif qu’ils puissent ensuite intégrer un milieu ordinaire », explique Émilie Faure, responsable du dispositif.

Une inclusion chère à Valérie Taurisson. « Il est très important de tenir compte des besoins particuliers des enfants. Avoir ouvert ce dispositif en 2014 est une belle réussite car les enfants évoluent mieux dans cet encadrement adapté, qui leur permet d’avancer à leur rythme et leur ouvre d’autres portes et le champ des possibles. Ce sont de grandes victoires pour les familles qui peuvent voir le futur différemment pour leur enfant. Certains rentrent en classe ULIS, en autorégulation et même vers une classe ordinaire avec l’accompagnement d’une AESH. » Une inclusion qui se joue au plus jeune âge et qui se pratique concrètement au sein de cette école.

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