Les élèves de l’élémentaire ont découvert avec joie leur nouvel environnement de récréation. Le chantier a démarré dès leur sortie en juin car Il a fallu au préalable décaisser sur 80 cm de profondeur pour enlever l’enrobé existant afin de désimperméabiliser le sol sur 320 m². Adieu la surface imperméable qui amplifiait les chaleurs caniculaires.

Place aujourd’hui à un aménagement paysager intégrant les quatre arbres, avec bancs, tables, rivière de galets, passerelle, pergola, espaces de tranquillité, récupérateurs d’eau de pluie… Pour les plantations, il faudra juste attendre le début d’hiver plus propice. Le plateau sportif contigu a également été remis en état.
Un aménagement nécessaire car cette cour était non seulement la plus dégradée mais aussi l’une des plus utilisée puisqu’elle accueille un ALSH les mercredis et pendant les vacances scolaires. « Elle nous plait, c’est dommage qu’on en profite que cette année », regrette déjà un des CM2.
Une nécessaire adaptation au changement climatique
Une volonté de la Ville d’améliorer le cadre d’étude des élèves comme d’adapter les écoles au changement climatique. La mairie n’a en effet pas attendu les derniers épisodes caniculaires pour s’engager dans cette démarche. « Nous suivions ce programme depuis plusieurs années », souligne Valérie Taurisson, première adjointe au maire chargée de la Famille et de l’Enseignement.

« Nous avons tous conscience des changements climatiques. Le bien vivre à l’école passe par une nécessaire adaptation des bâtiments et des cours dont la Ville a la charge. Très tôt, il y a six ans, nous avons engagé une réflexion afin de rendre plus acceptables les températures en milieu scolaire et améliorer les conditions de vie des élèves, des enseignants et des agents. » Et pas seulement d’ailleurs pour les écoles, mais pour tout ce qui est minéral dans la ville.
Des cours d’école désimperméabilisées et végétalisées
« En 2021-2022, nous avons ainsi déclenché le premier plan financier de végétalisation des cours d’école. Nous avons incité les écoles à présenter des projets pédagogiques menés en concertation avec les enseignants et impliquant les enfants eux-mêmes. » Les écoles d’hier ne seront pas celles de demain, une lapalissade qui doit tenir compte de l’historique des bâtis anciens.
« Aucun bâtiment scolaire ne ressemble à l’autre. Une solution valable pour l’un ne correspond pas forcément à l’autre et il est important que ce projet soit réfléchi avec ceux qui vivent ces moments difficiles, les élèves, les enseignants et les agents de la collectivité. Chaque projet colle ainsi à l’identité de l’école. » En associant toutes les parties prenantes, chacun peut ainsi s’approprier l’espace scolaire.

« Nous avons constaté que les élèves étaient extrêmement respectueux de ces aménagements. » Première à être refaite en 2023, la cour de l’école élémentaire Michel Peyramaure, la rentrée suivante celle de l’élémentaire Thérèse Simonet, puis en 2025 celle de la maternelle Jules Vallès et dans le courant de cet été celle de l’élémentaire Jules Romains.
« Mais nous ne pouvons pas tout faire d’un seul coup, il s’agit de projets conséquents qu’il nous faut programmer en tenant compte de nos capacités budgétaires. » La Ville a déjà prévu pour l’été 2027 de désimperméabiliser et revégétaliser la cour de l’école Henri Gérard. Un projet à 300 000 euros pour lequel elle sollicite des aides de différents dispositifs de l’État. « Nous devons travailler bien en amont afin aussi de pouvoir demander des subventions. »
Une pièce fraîche dans toutes les écoles
Autre levier enclenché pour rendre plus supportables les périodes caniculaires : la climatisation. « Nous avons commencé par doter les maternelles. Il en restait encore six à équiper avant la sortie. Cette rentrée, toutes les écoles maternelles disposeront d’une pièce fraîche, soit le dortoir, soit la salle de motricité. » Un choix d’autant plus efficient que plusieurs de ces maternelles accueillent également l’été des centres de loisirs. « Un plan de climatisation est désormais lancé pour les écoles élémentaires. » Cette fois, le choix s’est porté comme pièce fraîche de repli sur les restaurants scolaires dont les salles vont être progressivement équipées à partir de la fin de cette année 2026. Nous allons également étudier l’opportunité des brasseurs d’air dans une école pilote », annonce Valérie Taurisson.
Un accueil dans d’autres lieux
La Ville l’a expérimenté en juin dernier en proposant aux enseignants qui le souhaitaient, puisque les établissements scolaires n’avaient pas été fermés, des lieux de substitution les après-midi à venir, offrant davantage de fraîcheur, comme les résidences autonomie, la médiathèque des Chapélies, le musée Labenche ou les parcs et espaces ombragés. Et cet été aussi avec les ALSH accueillis dans les structures du CAB. Des solutions qui certes font face à un immédiat exceptionnel mais qui ouvrent aussi à l’élaboration de projets pédagogiques intergénérationnels comme culturels. Des pistes à creuser pour le futur…
Améliorer toujours le cadre d’étude
La Ville consacre ainsi cette année encore 550 000 euros pour l’amélioration des bâtiments comme l’aménagement des espaces extérieurs. Elle a profité évidemment des vacances scolaires avec l’absence des élèves pour effectuer une grande partie de ces travaux, comme pour la revégétalisation de la cour de l’école Jules Romains (100 000 euros à elle seule).
Il y a également eu des travaux de désamiantage à la maternelle Roger Gouffault, d’étanchéité à Michel Peyramaure (50 000 euros), de réfection de sanitaires à Jules Ferry et Jules Romains (80 000 euros), des remplacements de menuiseries à Henri Gérard et Jules Vallès (64 000 euros), des remplacements d’éclairage à Henri Gérard et l’élémentaire Roger Gouffaut (24 5000 euros) et de nombreuses réfections de peinture dans plusieurs écoles (70 000 euros).
Les sèche-mains entrent en maternelle
Dans les classes maternelles, les enfants se salissent beaucoup les mains, se les lavent aussi beaucoup et les sèchent avec énormément de papier. Afin de supprimer ce consommable, dans une démarche de développement durable, la même qui l’a poussée l’an dernier à revenir à la serviette en tissu à la cantine, la Ville a installé pendant l’été 19 sèche-mains dans les écoles maternelles.
Les ENI se déploient
ENI, écran numérique interactif. La Ville continue d’équiper les écoles de ce grand support tactile sur lequel on peut écrire, annoter, déplacer des éléments avec les doigts ou un stylet. Les CM2 en ont été dotés à l’été 2024 et les CM1 en 2025. Pour cette rentrée 2026, les CE2, comme prévu, vont découvrir le leur, mais aussi les CE1. Il ne restera plus qu’à équiper les 20 CP sans double niveau pendant l’été 2027.
