Le repas d’intégration des étudiants a permis de faire le point sur le projet de transformation de tout une aile raccordée au département IUT GEII. Force est de constater que les locaux datant des années 1950 (c’était l’ancienne école Jules-Vallès)ont depuis subi l’usure du temps et que leur configuration n’est plus adaptée à l’enseignement dispensé comme aux affres du climat.

« Le but est de recréer un bâtiment parallèle à la rue et en harmonie avec le quartier« , a expliqué Alain Grosdemouge, directeur de la DIEL (Direction de l’immobilier, de l’environnement et de la logistique). « Il sera indépendant, biosourcé, intégrant du bois Douglas, de la paille en isolation, offrant un confort hiver comme été. Il comprendra des salles d’enseignements dotées de cloisons mobiles permettant une configuration pour des TD ou des examens. »
Le bâtiment de 900m2 au sol, le même emplacement qu’actuellement, abritera également une grande salle d’activité de 170m2 pour l’enseignement STAPS, équipement qui fait aujourd’hui défaut, ainsi que des douches et du stockage pour le matériel. Des locaux sont également prévus afin de prendre en compte les services de santé étudiante.
La procédure est bien avancée, l’architecte retenu est le groupe Amc2 de Chamalières et les études vont pouvoir être lancées. Le permis de construire devrait être déposé en mars, la déconstruction lancée en juin-juillet 2027 pour une construction qui démarrerait à la rentrée de septembre avec une livraison prévue fin 2028. Pendant ce temps, les étudiants renoueront avec l’école de Bouquet, là où tout avait commencé pour le droit.
Le projet s’élève à 3,37 millions d’euros, financés à hauteur de 1,87 million d’euros par la Région, 0,8 million d’euros par l’État et 0,7 million d’euros par la Ville.

« Avec ce projet, l’université de Limoges réaffirme sa volonté de rester sur l’ensemble de son territoire. Il est important de permettre aux jeunes d’accéder à l’enseignement universitaire sur l’ensemble de ce territoire », s’est félicité le président de l’université de Limoges Vincent Jolivet, venu partager ce repas d’intégration. « Nous avons la chance d’avoir un campus de qualité et d’une grande richesse offrant plus de 53 diplômes », a rappelé la conseillère municipale Sylvie Boël. Sans compter évidemment les possibilités ouvertes à distance par le campus connecté.
Le campus briviste fait d’ailleurs le plein, notamment son département GEII qui voit revenir, comme l’a précisé Edson Martinod, responsable du campus Badinter, des candidats séduits par cet enseignement à taille humaine et moins onéreux que celui des grands métropoles. « Il y a un réel confort de vie étudiante » assure Sylvie Boël en rappelant les rendez-vous organisés par la Ville comme prochainement la JANE (Journée d’accueil des nouveaux étudiants), et son précieux vide-greniers pour les aider à se meubler à moindre frais.