Rose-Marie, que tout le monde appelle Mimi, doit déplacer des anneaux sur un écran tout en continuant à pédaler. Elle réfléchit, tente une combinaison, recommence. Résultat, 17 mouvements pour résoudre le casse-tête, alors que sept auraient suffi ! « Ce n’est qu’un premier essai » l’encourage-t-on.
Mimi, qui fêtera ses 70 ans en mars, vient de tester le vélo cognitif du CCAS. Un appareil connecté qui fait travailler les jambes autant que le cerveau, en sollicitant la mémoire, la réflexion et l’anticipation. Le centre communal d’action sociale en possède un, que se partagent ses résidences autonomie.

Pierrette, 84 ans, est venue par curiosité. Ancienne institutrice puis psychologue scolaire, elle voulait découvrir ce que ce forum pouvait lui apprendre. Elle possède une tablette, même si elle reconnaît ne pas l’utiliser. « Il y a beaucoup de choses, finalement. Et puis ça interroge sur le bien vieillir. »
Les tablettes, justement, Naïs Monteil en voit tous les jours. Conseillère numérique à l’Union départementale des associations familiales (UDAF), elle se déplace gratuitement chez les particuliers, partout en Corrèze. Smartphones, ordinateurs, imprimantes… Elle aide chacun à se familiariser avec ses propres appareils, quitte à revenir plusieurs fois.
« Souvent, ils vont dans des structures, apprennent sur des outils qui ne sont pas les leurs et quand ils rentrent chez eux, ils ne savent plus faire. »

Mais l’UDAF avait aussi un appel à lancer. Elle manque de bénévoles pour son dispositif « Répit Sac à dos ». Derrière ce nom, une aide très concrète pour les personnes qui accompagnent quotidiennement un proche malade ou en perte d’autonomie.
Le temps de faire des courses, de prendre un rendez-vous ou simplement de souffler, un bénévole vient tenir compagnie à la personne aidée. Deux ou trois heures dans la semaine, selon les besoins et les disponibilités de chacun.
« On a une vingtaine de bénévoles, mais on est en manque parce qu’on a énormément de demandes », constate Étienne Bastide, chargé de communication à l’UDAF. Et c’est à Brive que les besoins sont les plus importants. L’association recherche donc de nouveaux volontaires. Une occasion de s’engager auprès des autres, avec la possibilité, sous certaines conditions, de bénéficier du Pass bénévolat de la Ville de Brive.
La conduite aussi soulève bien des questions avec l’âge. La Sécurité routière avait apporté un simulateur de conduite. Les visiteurs étaient également invités à s’interroger sur les quantités d’alcool réellement servies à la maison, souvent différentes des doses standard.

Christian, intervenant départemental de sécurité routière, rappelle que le temps de réaction peut s’allonger avec les années. Certains conducteurs peuvent mettre deux, trois, voire quatre secondes avant de réagir à un obstacle. Et pendant ce temps, la voiture continue d’avancer.
Mais il refuse de considérer l’âge comme une raison suffisante pour renoncer au volant. « Ce sont également des gens qui sont plus prudents, qui roulent moins vite et anticipent beaucoup plus la plupart du temps. »

Pierrette, elle, continue de prendre le volant. À 84 ans, elle se rend toujours dans sa maison de famille, dans le Lot, à une trentaine de minutes de Brive. « Moi, je suis très indépendante ! »
En savoir plus
- Accompagnement numérique à domicile au 06 15 65 81 59 ou conseillernumerique@udaf19.fr
- Répit Sac à dos, contactez repitsacados@udaf19.fr
- Plus d’infos sur le Pass bénévolat ici