À la table de Martine, on ne perd pas de temps. « On ne se connaissait pas il y a une heure », s’amuse l’une des convives. Depuis, les numéros de téléphone ont été échangés et une marche est même prévue la semaine prochaine. Ce vendredi midi, la première guinguette organisée par le CCAS a déjà fait des heureuses.
Sous le kiosque de la Guierle, les tables sont bien remplies, la musique donne le ton et les conversations s’engagent facilement. Certains se connaissent déjà, d’autres font connaissance entre deux bouchées.

« Les rencontres. Toujours les rencontres » répond Martine lorsqu’on lui demande ce qui lui plaît le plus. À sa table, six dames discutent voyages, randonnées et sorties. Christine, ancienne professionnelle de l’hôpital, raconte ses marches de 16 à 20 kilomètres. Liliane, 82 ans, voyage en BlaBlaCar. Chantal quant à elle, arrivée à Brive il y a un peu plus de deux ans, reconnaît avoir encore du mal à nouer des relations.
« J’ai 74 ans, mais je ne suis pas âgée » lance une autre convive. De quoi faire sourire ses voisines. Et la danse dans tout ça ? Certaines sont partantes, d’autres moins. « Moi, j’ai horreur de danser », prévient l’une d’elles. Sa voisine, elle, préfère les valses et les danses en ligne.
Pour le CCAS, l’objectif était justement de « sortir un peu des sentiers battus ». Avec ce rendez-vous en plein centre-ville, il s’agissait aussi d’attirer des seniors plus jeunes, vivant à domicile et ne fréquentant pas forcément les structures municipales.
Des travailleurs sociaux sont présents, mais pas question de transformer ce déjeuner en permanence sociale. Ils viennent discuter, faire connaître les activités proposées par la Ville et, au détour d’une conversation, repérer d’éventuelles difficultés. Les services des sports et de la médiathèque participent également à l’événement.

À une autre table, Danielle, Monique, Anita et Raymonde, venues ensemble de leur résidence seniors, évoquent les bals d’autrefois. « J’ai même trouvé mon mari au bal », raconte l’une d’elles. C’était en Haute-Vienne. Lui venait de Paris et se trouvait dans la région pour son travail. Ils ont dansé ensemble, et l’histoire a duré toute une vie.
Aujourd’hui, toutes n’ont pas forcément envie de se lancer sur la piste. Mais pour se retrouver autour d’une table, elles répondent présentes.
Et pour certaines, le prochain rendez-vous est déjà pris. Pas besoin d’attendre une deuxième guinguette. La semaine prochaine, ce sera une balade à pied.