« Je regarde les compétitions à la télé, mais je ne pensais pas que je pouvais en faire, je voyais ça comme un sport de riche. » Il a suffi à Mardochée de taper quelques balles sur le practice pour ressentir des premières sensations. Avec les inévitables affres de tout ceux qui se sont un jour essayé à l’exercice. Il faut penser à tout : la position des mains, des pieds, le mouvement d’épaules, la tête toujours sur la balle.. et un coup, la voilà qui s’envole parfaitement, le suivant c’est un flop cuisant… « Ce n’est pas facile de toucher la balle… C’est même frustrant. Mais ça me plait. »

Le centre socioculturel de Rivet a eu l’idée de faire découvrir cet après-midi le golf à son groupe d’ados. Treize jeunes de 10 à 15 ans. Tous, sauf un, n’avaient jamais foulé un tel équipement, encore moins manié un club. En une heure trente, Maxime Roche, l’éducateur municipal, leur aura donné un succinct aperçu de la discipline.
Le timing est bien réglé comme pour toutes les découvertes proposées gratuitement un mercredi par mois à la population : un peu de practice, un peu de putting sur le green pour finir par un petit tour sur le parcours. En commençant par d’essentielles règles de sécurité.
À l’évidence, cet ancien directeur de centre de loisirs reconverti dans le golf, sait capter l’attention des jeunes qui se prennent vite au jeu. Le geste n’est pas forcément très académique, mais le plaisir est bien au rendez-vous. « Rien que de taper dans la balle », constate d’expérience l’éducateur. « En 5 minutes, ils peuvent découvrir une envie. On leur aura donné cette chance, montré que ça leur est accessible. » Le ciel changeant et le vent cinglant n’auront pas entamé la joie de cette découverte.



