Un toit japonisant, une ouverture en patio qui attire par sa transparence, une façade en bois brûlé, une simplicité de composition, 2730m2 qui s’articulent en zones bien distinctes, un grand tatami central avec quatre zones de combat très visibles des spectateurs depuis les gradins accessibles de part et d’autre par escaliers et ascenseurs, une salle d’entrainement avec deux tatamis, une salle de musculation, de nombreux vestiaires, à l’étage bureaux et club house, un jardin zen sur l’arrière…
Un des nombreux atouts du projet, outre sa fonctionnalité et son esthétisme, est d’offrir une bonne séparation des parties chaussée pour le public de celles pieds nus pour les pratiquants.

L’équipement qui s’inscrira dans la perspective de l’avenue Léo-Lagrange ô combien sportive, va faire entrer le judo briviste dans une nouvelle ère.
« Nous allons avoir vraiment un dojo », se réjouit en expert Daniel Phénieux, coprésident de l’UJBCL (Union judo Brive Corrèze Limousin) et président de l’Office municipal des sports. « C’est un projet structurel que nous attendions depuis 2005. Cette proposition est bien supérieure à ce qu’aurait pu être un agrandissement émis en première solution. »
Surtout, pour le spécialiste comme pour l’adjoint aux sports Philippe Delarue, l’existence d’une salle d’entrainement/échauffement va permettre de recevoir des compétitions nationales et internationales en sports de combats, ce qui n’est pas le cas actuellement. Et ce bien que le club compte quelque 760 licenciés, « se positionne en tête des clubs des clubs de Nouvelle-Aquitaine, dans les 20 premiers français sur 5.150, se maintient en première division nationale et vient encore de voir le week-end un de ses judokas se classer 5e au niveau national ».
Pas moins de 64 équipes avaient déposé un dossier de candidature de maîtrise d’ouvrage pour la construction de ce futur dojo. Sur les trois retenus par le jury à concourir, c’est finalement le projet proposé par l’Atelier Ferret formé par Pierre Ferret, spécialisé dans l’architecture sportive, prix de Rome en 1975, et sa fille Venezia, qui a été retenu à l’unanimité et proposé à la validation du conseil municipal.
Le coût global de l’équipement est estimé à 7 millions 194.000 euros TTC. Études à affiner, procédures à accomplir pour le permis de construire et les consultations des entreprises devraient situer un premier coup de pioche dans le deuxième trimestre 2027 et une fin des travaux pour le troisième trimestre 2028. La délibération a été adoptée à l’unanimité.