A la tête du musée Labenche, Vincent Rigau renoue avec ses racines

Nouveau directeur du musée Labenche et du pôle arts et patrimoine, le Briviste Vincent Rigau a pris ses fonctions le 1er octobre dernier. Fort d’une solide expérience en matière d’expositions, il a présenté sa feuille de route centrée sur l’art contemporain, le dialogue des cultures et l’ouverture du musée Labenche à tous les publics.

Né à Brive en 1973, Vincent Rigau a fait sa scolarité au collège Rollinat puis au lycée d’Arsonval autour des options lettres et arts, avant de décrocher un diplôme en archéologie et histoire de l’art à Clermont-Ferrand. Après des débuts à la DRAC Auvergne, Vincent Rigau occupe successivement les postes de directeur adjoint, chargé des collections, des expositions et des publics  au musée du président Jacques Chirac entre 2001 et 2014.
Puis, directeur adjoint aux archives départementales, il est chargé des publics, des expositions et des archives privées. Il rejoint ensuite le conseil départemental de la Corrèze en tant que chef du service culture et patrimoine où il s’occupe des expositions temporaires au musée départemental de la résistance Henri Queuille, à Sarran et au Château de Sédières. Il y présentait encore cet été un hommage à Henri Cueco.

La direction du musée Labenche lui offre de renouer avec ses racines brivistes. Ce qu’il offre, lui, au musée, a pointé Françoise Augaudy, directrice de la culture, c’est « toute son expérience et sa capacité de porteur de projets », au moment où « la Ville souhaite dynamiser plus encore ses expositions temporaires ».

Parmi les thématiques qui lui sont chères figurent en premières places la culture extra-européenne et l’art contemporain: « Je souhaite continuer à mettre à l’honneur la jeune scène plasticienne montante ». Il veut aussi poursuivre le développement des projets de médiation, comme les visites insolites, et faire rentrer un nouveau public au musée.

Parmi les projets qu’il a déjà en tête, une exposition autour du textile de mode et la présentation de costumes de scène et de théâtre en lien avec L’Empreinte, scène nationale. Il souhaiterait également présenter le travail du peintre ultra figuratif Thierry Carrier, né à Bort-les-Orgues et travaillant aujourd’hui à Souillac. La chapelle Saint-Libéral s’y prêterait à merveille. Pourtant, il se prend aussi à rêver de faire rentrer l’art contemporain aux archives municipales. « Why not! » Thierry Pradel, le directeur du service visé ne s’est pas démonté !

 

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