Deux files au choix. « Pain pita avec bœuf haché sauté aux légumes crudités et sauce yaourt » ou « Pâtes à la crème de courgettes, pesto et cantal râpé ». Ceux qui optaient pour le « non végé » ont dû s’armer de beaucoup plus de patience. Pour le dessert, même traitement, c’était « cookie ou chou à la crème » pour les deux files. Même chose pour les boissons : jus d’hibiscus, de pomme ou de gingembre. Un repas qui plus est RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). « Assiettes et couverts sont réutilisables, tout part au biodéchets », précise Edson Martinod, responsable du campus Badinter.

Ce midi 11 septembre, le déjeuner était offert par le campus à tous ses étudiants. Au bout de 5 ans d’existence, on peut parler d’un incontournable de rentrée. Une façon d’intégrer ceux qui entament leur cursus – les premières années représentent 40% du campus – à ceux qui le poursuivent.
« L’idée est de partager un bon moment et développer l’esprit étudiant du campus, qu’il devienne un grand village où chacun se côtoie« , commente Edson Martinod. Et de fait, les petits nouveaux, encore un peu intimidés, commencent à repérer des visages et entamer la conversation.

« Ça permet de rencontrer des étudiants d’autres formations », reconnaissent Hugo, Lana, Jules et Clarisse, regroupés sur l’une des tables dressées à disposition sur la pelouse. « C’est vrai qu’on a tendance à rester entre nous par formation. »Les quatre sont en première année de soins infirmiers et apprécient l’intention. « En plus, c’est gratuit et ce n’est pas mal. »
Une table plus loin, Laura et Angèle qui entament leur droit discutent des bienfaits d’une université à taille humaine « avec un accompagnement plus personnalisé ». Une évidence pour l’une qui habitait Brive, l’occasion pour l’autre, Toulousaine, de se rapprocher d’une partie de sa famille dans le Cantal. Étudiants, enseignants, personnel se côtoient ainsi au gré des places disponibles. Il y a aussi des jeux et un photomaton pour garder souvenir.

Profitant de cette pause méridienne, les étudiants ont tout loisir de se nourrir d’informations. Les services universitaires, municipaux et de plusieurs associations présentent sous les tentes dressées pour l’occasion leurs activités participant à la réussite et au bien-être de la vie étudiante. De quoi glaner de bons plans pour le reste de l’année.

Nombreux sont particulièrement intéressés par le stand de l’épicerie solidaire tenue par le CCAS de la Ville. « Vous pouvez venir y faire vos courses. Cela vous permet d’acheter des produits frais et d’hygiène à moindre coût sur présentation de votre carte d’étudiant et d’un justificatif de domicile. Il y a aussi une coiffeuse et vous pouvez avoir une coupe pour 5 euros », leur explique le personnel. Une aide non négligeable face à la précarité étudiante et la cherté de la vie. Dans la masse d’informations qui leur ont été données par les établissements, cette opportunité leur avait échappés. Tout l’intérêt de ce déjeuner en plein air qui permet de sensibiliser directement les étudiants.

Les associations d’étudiants profitent aussi de l’occasion se faire connaître. Celle de l’IFSI (soins infirmiers) et la Corpo de droit organisent chacun dans la foulée dès ce jeudi leur soirée d’intégration. « Tout le monde peut venir, étudiants ou non », claironnent ceux de GEA pour leur « white party » du 18 septembre avec un dress code blanc. Le service enseignement supérieur de la Ville qui bat le rappel pour sa journée d’accueil du 16 octobre mêlant Défi gaillard et vide-greniers gratuit.
« Cet esprit village avec déjeuner d’intégration est spécifique à Brive. Les formations sont concentrées de part et d’autre d’une rue. Ailleurs, c’est plutôt autour d’une soirée ou d’un concert », explique Vincent Jolivet. Le président de l’université de Limoges est venu avec son staff se mêler à cette manifestation d’accueil et partager le menu du jour avec le maire Frédéric Soulier et sa conseillère en charge de l’Enseignement supérieur, Sylvie Boël.
« Il n’y a pas d’ordre du jour, c’est dans l’esprit de cette journée, l’envie de partager. Ce campus est le fruit d’un investissement qui dure depuis des années et nous apprécions cette relation durable », assure le président d’université.




