C’est dans un décor inédit que la décision du jury a été annoncée : sur le plateau de l’émission La Grande Librairie, animée par Augustin Trapenard sur France 5. Celle qui succède à Jean Echenoz, lauréat l’an dernier, s’est fait connaître du grand public avec Les Adieux à la reine (Seuil, 2002), récompensé par le prix Femina et adapté au cinéma par Benoît Jacquot en 2012.
On lui doit des fictions historiques telles que L’Échange des princesses (2013) ainsi que des récits plus intimes : Souvenirs de la marée basse (2017), East Village Blues (2019) ou Journal de nage (2022). Son dernier ouvrage, Femmes sur fond azur, un récit lumineux consacré à six destins féminins liés à la Côte d’Azur, est paru en mars 2026.
Spécialiste du XVIIIe siècle, elle a notamment consacré des travaux à Sade, Casanova et Marie-Antoinette. Directrice de recherche au CNRS, elle a également enseigné dans plusieurs universités américaines, dont Yale et Princeton. Élue à l’Académie française en 2021, Chantal Thomas a également reçu le Grand Prix de littérature de la Société des gens de lettres et le Prix Roger-Caillois pour l’ensemble de son œuvre.
Réuni mercredi dernier 7 octobre à l’Institut Sothys, partenaire de la Foire du livre de Brive, le jury était composé de Laure Adler, Antoine Compagnon, Olivia de Lamberterie, Étienne de Montety, Jérôme Garcin, Dany Laferrière, Éric Neuhoff et Jean-Noël Pancrazi.
Il a couronné Chantal Thomas pour « sa liberté, son style et son œuvre de romancière, de mémorialiste, d’essayiste » et « la manière dont elle sublime la langue française dans chacun de ses livres« .
Créé à l’initiative de la Ville de Brive en 1986 et doté de 10.000 euros, le Prix de la langue française honore une figure des lettres, des arts ou des sciences dont l’œuvre participe activement au rayonnement et à la beauté de la langue française. Parmi ses prestigieux lauréats figurent notamment Annie Ernaux, Pierre Assouline, Emmanuel Carrère, Mona Ozouf, Pierre Bergounioux, Abdellah Taïa ou Louis-Philippe Dalembert…