Un événement e-sport est prévu à Brive le dimanche 26 octobre à la salle Dumazaud située, 22 rue de Selves, derrière le boulevard Brune. Nous avons rencontré un des fondateurs de Galia Esport, association briviste de e-sport, qui organise cet événement. On essaie de tout vous expliquer. Immersion dans un monde totalement inconnu pour nous.
L’e-sport pour « electronic sport, sport électronique » est un secteur en pleine expansion. Dans le monde, les spectateurs de compétitions de jeux vidéo et les joueurs de jeux vidéo qui font de la compétition, à tout niveau, se compteraient par millions. A Brive, une association d’e-sport existe et se structure. Nous avons rencontré un des fondateurs* de Galia Esport, Robin Authier, qui, à 23 ans, semble sûr du succès de son projet. À l’écouter parler et expliquer son plan pour Galia Esport, on ne peut que le croire. Le jeune homme est intelligent et perspicace. Par son enthousiasme, il nous a transmis sa passion qui pourrait devenir un peu plus qu’une simple activité de loisirs. Ce n’est d’ailleurs déjà quasiment plus le cas. Mais c’est quoi l’e-sport au juste ?
Une pratique qui concerne plusieurs millions de personnes

Il faut s’imaginer un monde bien réel dans lequel des personnes s’affrontent par ordinateurs interposés aux quatre coins de la planète sur des jeux de combats, de guerres, de sports, que ces parties sont filmées en direct et diffusées sur des chaînes spécialisées partout sur le globe et que des gens passionnés regardent ces personnes en train de jouer. Exactement comme un téléspectateur regarderait un match de rugby ou de football devant son poste de télévision ! C’est au final aussi simple que cela, mais à la sauce Internet et réseaux sociaux. Phénomène universel, l’e-sport se développe en France. Galia Esport a participé à la Gamers Assembly, grande messe française de l’e-sport, qui s’est déroulée au parc des expositions de Poitiers en avril dernier. 3 000 joueurs se sont retrouvés et affrontés dans une ambiance digne d’un stade de foot.
Associer sport et personnes assises devant un écran peut sembler incongru, pourtant ces joueurs s’entraînent, ont des coaches personnels, des préparateurs physiques, mentaux et jouent au sein d’équipes. Ils peuvent être recrutés, certains sont même professionnels et peuvent gagner plusieurs milliers d’euros.
En France, ils seraient quelques centaines (150 à 300 selon les sources) à en tirer un revenu substantiel. Très récemment (18 juin 2025), la Cour d’appel de Metz a reconnu le statut de salarié à un joueur français d’e-sport en conflit avec son équipe danoise… Le site très sérieux du ministère de l’économie (www.economie.gouv.fr) a une page consacrée à l’e-sport et à son encadrement juridique. On est donc bien loin de l’activité de loisir pour geek et de l’image de l’ado enfermé dans sa chambre, bloqué devant l’écran de son PC.
Galia Esport peut être comparé dans sa structuration à un club de football ou de rugby
Robin est en tout cas à des années-lumière de ce cliché. C’est un vrai chef d’entreprise qui manage une cinquantaine de personnes et qui a une vraie stratégie sportive et économique pour Galia Esport. Sans compter les joueurs, quinze personnes font partie de l’équipe « administrative » pourrait-on dire, et le club Galia Esport, qui a même des maillots et d’autres équipements personnalisés, s’est « offert » des joueurs et/ou équipes de bon niveau. « Aujourd’hui, Galia Esport compte une équipe NBA 2K dans le Top 5 français, le n°1 belge sur Super Smash Bros, et une équipe Rainbow Six Siege en deuxième division française. De nouveaux talents sur Fortnite et d’autres jeux compétitifs rejoindront bientôt la structure. »
Les résultats sportifs sont plutôt satisfaisants. « Nous sommes 10e en France sur NBA 2K (jeu de basket), on est allé en finale lors d’un tournoi FNCS, plus gros tournoi au monde concernant le jeu Fortnite (jeu de survie) et lors de la Gamers Assembly de Poitiers, on termine 9e sur Valorant (jeu de tir) ! » Si le coté sportif est très important, Galia Esports c’est aussi une grande famille. « Nous mettons aussi un point d’honneur à encadrer, encourager et sensibiliser ses joueurs. Le club veille à leur bien-être et leur santé, tout en les accompagnant dans la réalisation de leurs objectifs et de leurs rêves, quel que soit leur niveau d’expérience. »
Brive futur centre de formation pour joueurs d’e-sport ?
L’association se structure à son rythme et son jeune dirigeant « ne souhaite pas brûler les étapes ». Cependant, l’e-sport est une activité qui coûte cher, et Galia Esport a besoin de financement. L’association briviste a déjà quelques sponsors dans son escarcelle « en lien avec l’activité », assure Robin, qui soutiennent l’association et sont venus chercher de la visibilité dans un domaine mondialement diffusé.
L’objectif à moyen terme de Galia Esport, de Robin et de tout le staff est de devenir un club briviste à part entière avec son local, ses licenciés, ses entraîneurs spécialisés, son centre de formation sur multi-jeux et « avoir une ou deux équipes professionnelles ! » Le club souhaite également « développer sa présence à Brive, à travers plusieurs événements dans l’année et, à terme, organiser des stages e-sport et d’activités dédiées pour faire découvrir cet univers au plus grand nombre. »
En attendant, une partie briviste de l’équipe Galia Esport sera à la salle Dumazaud, dimanche 26 octobre, de 10h à 18h, pour faire sa promotion et faire découvrir son univers. « Il y aura notamment des challenges à remplir » sur jeux vidéo, bien évidemment. A ne pas manquer.
*son associé dans cette aventure et cofondateur de Galia Esport est Nathan Lacroux.
