« Être à Brive, c’est une pause enchantée »

Nicolas Maury, membre du jury au Festival du cinéma, revient sur une semaine à part, en immersion dans les films des autres.
© Fanny Henocq

Propos recueillis par Florence Vatinel

On le connaît pour son rôle dans Dix pour cent qui l’a révélé au grand public, ses apparitions au cinéma, ses chansons ou encore son passage derrière la caméra. Mais cette semaine, à Brive, Nicolas Maury regarde surtout les films des autres.

Un rôle taillé à sa mesure : « Je suis très heureux, c’est à la fois du plaisir et aussi une responsabilité de regarder chaque film, de lui donner une chance ». Et pour cette 23e édition, il lui faudra visionner pas moins de 26 moyens métrages en compétition. Un programme dense, presque vertigineux, que l’artiste accueille pourtant comme un moment suspendu. « Je me sens très honoré d’être là. Le festival de Brive est un grand festival que je suis depuis très longtemps. Être ici, c’est une petite pause dans mon travail. Une pause enchantée. »

Cette parenthèse lui est d’autant plus précieuse qu’elle lui permet de retrouver ce qu’il aime avant tout dans le cinéma : la découverte. Pour lui, le moyen métrage n’a rien d’un format secondaire. Bien au contraire. « Comme spectateur, j’ai ressenti de très grandes émotions en découvrant la sélection. »

À Brive, Nicolas Maury découvre aussi de nouveaux cinéastes, des acteurs inconnus, des films venus du monde entier. « Venez, courez dans les salles », clame-t-il à ceux qui hésiteraient encore à pousser la porte du Rex.

À une époque saturée d’images, au point que l’on ne les regarde parfois plus vraiment, Nicolas Maury défend une autre manière d’être spectateur. « Il faut laisser rentrer le cinéma des autres, voir tous les genres, suspendre son jugement. Je pense qu’il faut prendre le temps et la curiosité. » Une approche qu’il s’efforce aussi de transmettre. « J’enseigne dans des écoles d’acteurs et de metteurs en scène, et je leur apprends à ralentir le temps, à regarder même des choses qui, sur le papier, ne nous ressemblent pas. »

Et quand la conversation revient à ses racines limousines (il est de Saint-Yrieix-la-Perche), le ton se fait plus intime. Nicolas Maury évoque ce que son enfance a déposé en lui : « une attention particulière à la nature », mais aussi une conscience vive des territoires que l’on regarde moins. Cet ancrage n’empêche pas l’ouverture, bien au contraire, il en est le point d’envol. À l’image de ce Festival international.

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