Parce que l’avenir dessiné par les uns appartiendra toujours aux générations qui suivent, le Festival s’est naturellement tourné vers les jeunes. « Dès la première édition, en 2004, les élèves de l’option cinéma audiovisuel du lycée d’Arsonval ont été invités à y participer, mais il y en avait bien d’autres, bénévoles pour accueillir, accompagner, traduire… on prenait toutes les bonnes volontés », se rappelle la secrétaire générale Maguy Cisterne.
Très vite, en 2007, ont été programmées des projections dédiées. Les matinées intègrent depuis des séances scolaires organisées par Les Yeux Verts (pôle d’éducation aux images de Nouvelle-Aquitaine, avec lequel le Festival travaille étroitement) qui plus est proposées par niveaux, écoles, collèges, lycées. Et ça a commencé dès ce mardi matin 8h.
L’année suivante, en 2008, a été créé le jury jeunes. Depuis, chaque édition, ils sont cinq de 14 à 18 ans, sélectionnés sur lettre de motivation, à décerner un prix en étant accompagnés dans leur démarche par un professionnel. « Une vraie chance d’affiner son regard » pour Rose Anon, 17 ans, qui en a fait partie l’an dernier, ce qui lui a permis de conforter sa vocation.
Éduquer le regard à l’image
Cette édition 2025 voit encore plus loin avec une nouvelle initiative baptisée « Capitaines Flux » qui va être déroulée sur trois ans et s’appuie sur trois festivals du genre à La Rochelle (qui l’a lancée), Brive et Poitiers. Il s’agit d’un dispositif d’éducation à l’image visant des jeunes issus des quartiers.
« L’idée est de développer leur curiosité, leur apprendre à poser un regard critique, leur faire découvrir les métiers du cinéma. Quatre jeunes sont sélectionnés sur lettre de motivation dans chaque ville et vont être immergés dans deux festivals à l’année. Les nôtres seront invités à Brive et Poitiers. » Ils vont bénéficier d’une programmation dédiée, d’un accompagnement et d’une mini-formation technique. À charge pour chacun d’eux de créer sur les réseaux sociaux le flux de leur choix autour des films et d’organiser ensuite dans leur ville un cinéclub. Du concret.
Un autre projet devrait voir le jour à l’occasion de cette édition, cette fois à destination des jeunes des quartiers prioritaires de la ville et de leurs animateurs. « La Petite Fabrique de l’image va leur proposer de créer du mouvement à partir de matériel vintage et de voir leur production projetée cet été dans leur quartier ainsi qu’au prochain Festival. » Un apprentissage de l’angle artistique et du sensible par une pratique directe et ludique.
On le voit, l’amour pour le 7e art se moque bien de l’âge comme des barrières et le Festival a encore une belle jeunesse devant lui.
Retrouvez toute la programmation du 7 au 12 avril, films en compétition ou en thématique, rencontres, sur le site festivalcinemabrive.fr. Tarifs : 4 euros la séance, 20 euros le pass 6 jours, un pass famille. À noter que les moments forts comme les cérémonies d’ouverture et de clôture, le ciné-concert, le karaôciné sont gratuits.
