Pourquoi installer un camion dédié à l’industrie au cœur des Chapélies ? Pour aller chercher les publics là où ils sont. Demandeurs d’emploi, personnes en reconversion ou simples curieux ont pu monter à bord hier et tester plusieurs métiers en conditions presque réelles.

France Travail, Cap emploi, la Mission locale et la Maison de l’industrie étaient réunis pour l’occasion. « Il faut ouvrir le champ des possibles », explique Aurélie Pavie, conseillère auprès de l’UIMM. L’objectif est aussi de toucher les habitants du quartier sans s’y limiter. Des participants venus d’ailleurs avaient également rendez-vous aux Chapélies.
Car l’industrie se heurte à une difficulté. Elle recrute, mais reste encore mal connue. Pour beaucoup, elle évoque toujours l’usine, le bruit ou le travail à la chaîne. Une image que les professionnels cherchent justement à faire évoluer.


À bord du camion, la démonstration commence par une mini-ligne automatisée qui fabrique et conditionne des capsules de café. Elle permet de comprendre le rôle d’un opérateur, d’un conducteur de ligne ou d’un technicien de maintenance. Plus loin, on s’essaie au câblage, à l’automatisme ou encore l’usinage en réalité virtuelle.
Christine, 34 ans, sait déjà ce qu’elle cherche. Devenir soudeuse. « C’était le métier de mon père », raconte cette ancienne salariée de la restauration. Une formation prévue cet automne n’a finalement pas pu être financée, mais elle n’a pas abandonné son projet. Avec le soutien de France Travail, elle espère désormais trouver une alternance.

Linda, 25 ans, est là car elle souhaite reprendre une activité. « Les métiers de l’industrie, je ne connais pas forcément. Je suis venue pour découvrir. »
En revanche, Laëtitia, 36 ans, connaît bien le secteur. En dix ans, elle a « exercé trois ou quatre métiers différents » en tant que prestataire de services. Aujourd’hui sans emploi, elle aimerait cette fois être embauchée directement par un industriel.

L’étape des Chapélies ouvre une série de rendez-vous. L’Indus’ Mobile sera à Tujac le 12 octobre, face au centre social, avant de prendre la direction des collèges et d’autres territoires, notamment Objat, Lubersac, Tulle, Égletons ou Ussel.
Le principe restera le même. Amener les métiers de l’industrie au plus près de ceux qui pourraient être tentés de les découvrir.