Un premier point encore à chaud a été donné à 17h sur cette 43e édition « étourdissante » pour le maire Frédéric Soulier, « enchanteresse » pour Hélène Dorion, grande invitée poésie, « qui s’enracine toujours plus dans la ville » pour le commissaire général François David.

Son président Philippe Claudel ne contenait pas son « grand merci » et son « plaisir à voir cette foule considérable qui pendant trois jours à fréquenter l’événement et de voir ce plaisir à être ensemble, lire, écouter, acheter des livres, rencontrer les auteurs. Toute cette France qui vient même de loin dans un mode de convivialité et une organisation parfaite, c’est formidable ». La manifestation est aussi devenue une destination de tourisme littéraire.
« On devrait encore dépasser le million de chiffre d’affaires », avance prudemment Nicolas Poret, président du GIE des libraires sur les données recueillies à 15h. Indétrônable Christian Signol en tête des ventes avec 1.100 livres. Et plus loin, même si c’est beaucoup, Virginie Grimaldi (850), le Goncourt Laurent Mauvignier (800), Amélie Nothomb, Raphaël Quenard, Philippe Larbier en BD… Car à Brive on vient et on achète.
Mais au-delà des chiffres qui ne sont pas encore définitifs, il y a surtout ce plaisir indéniable à venir à la Foire. « Les gens font la queue avec le sourire. » Et « la Foire du livre doit rester un plaisir. Nous avons atteint un nouveau seuil », a reconnu le maire face à l’affluence qui peut générer bien des frustrations lorsqu’on ne peut pas accéder à l’auteur que l’on est venu rencontrer ou assister à une conférence malgré avoir longuement attendu.
La question est ouverte sur le site principal de la salle Brassens. « Nous mettrons sur la table toutes les équations possibles, mais nous ne pouvons plus continuer sur ce modèle. »
La manifestation a toujours su évoluer et négocier ses paliers. C’est dans son ADN. À peine une édition refermée qu’il faut ouvrir le livre de la suivante. Date est donc déjà prise pour les 6, 7 et 8 novembre 2026.
