On vous a fait votre programme ciné pour la semaine

Ce qu'il ne faut surtout pas manquer aux rencontres internationales du moyen métrage qui s'ouvrent ce soir lundi 20 avril.
Un public de tous âges lors d'une projection
© Marie-Christine Malsoute

Films en compétition, séances spéciales, événements… on vous pointe les moments forts de cette semaine ciné, du 20 au 25 avril, avec les Rencontres internationales du moyen métrage. Il n’y a pas de quoi s’en priver avec des petits prix pour grand écran.

Pour rendre l’événement accessible au plus grand nombre, le Festival applique une politique tarifaire abordable. C’est 4 euros la séance, 10 euros le pass journée (6 en réduit) et 20 euros le pass 5 jours (15 en réduit). Qui plus est avec la gratuité pour les grands rendez-vous festifs de l’édition. À commencer ce soir par la cérémonie d’ouverture.

Quatre rendez-vous gratuits et festifs

  • La cérémonie d’ouverture, lundi 20 à 20h, sera des plus joyeuses avec la projection du film Les Reines du music-hall de Phil Karlson, l’un des premiers films avec Marylin Monroe, que le Festival a dû sous-titrer lui-même pour l’occasion.
  • Le ciné-concert dansé, jeudi 23 à 21h au théâtre avec le film Au secours ! (40 min) qui fait d’ailleurs l’affiche de cette édition. Le film, réalisé par Abel Gance en 1924, sera projeté en création musicale avec un final dansé. Max Linder, en dandy sûr de lui, accepte un pari risqué : passer une nuit dans un château hanté sans jamais crier « au secours ». Un mélange de frissons et de comédie pour ravir tous les publics à partir de 6 ans. Le saxophoniste Guillaume Perret et la violoncelliste Cécile Lacharme donneront le tempo à ce bijou méconnu du grand Abel Gance, avec un final dansé par Léonor Clary, danseuse et intervenante atelier danse de L’empreinte.
  • La séance Face B, vendredi 24 à 21h, avec des extraits de vidéoclips réalisés par des cinéastes et des séquences dansées interprétées par Aurélie Bosredon. On va se trémousser au Rex comme pour les 20 ans du Festival.
  • La cérémonie de clôture samedi 25 à 18h avec sa remise de prix, pas moins de 13, ses petits discours, grandes émotions, pot ouvert à tous et reprises des films primés.

Des films reflets de leur temps

Les 26 moyens métrages en compétition internationale cette année, quatre de plus que le quota maximal jusqu’ici. Ils ont été plébiscités parmi 451 films candidats, un record aussi. Lourde tâche pour le comité de sélection, d’ailleurs rejoint cette année par le directeur du Rex, Romain Grosjean, pour retenir tel ou tel film dans cette pluralité.

Et il y a une grande diversité de traitement, documentaire, fiction, dessin, comédie musicale… D’année en année, cette compétition reflète les préoccupations de notre époque. Cette année, par exemple, beaucoup de sujets sur l’enfance ou s’appuyant sur la force du collectif. 

Et dans la compétition, c’est nouveau aussi cette année, des grands noms, figures majeures du cinéma contemporain. Comme le grand cinéaste islandais Hlynur Palmason, un habitué du Festival de Cannes qui avait marqué en 2022 la sélection Un certain regard avec son deuxième long métrage Godland. Il présentera en compétition à Brive son moyen métrage Joan of Arc parlant de l’enfance. Faut-il encore présenter Mohammad Rasoulof ? Le réalisateur iranien à qui l’on doit notamment Les Graines du figuier sauvage, nommé aux César et aux Oscar, signe son premier moyen métrage Sense of Water sur la thématique de l’exil.

Un long vaut mieux que tout discours

Pour la première fois de son histoire, le Festival projettera un long métrage. En vingt-trois ans, il a révélé beaucoup de talents, c’est bien de le dire, et de le répéter à chaque édition, c’est encore mieux de le montrer avec un film d’une de ses révélations qui s’est fait un nom dans le 7e art.

Il s’agit en l’occurrence Nicolas Pariser auquel le Festival avait attribué en 2010 son Grand Prix France pour son moyen métrage La République. Belle révélation puisque son premier long métrage Le Grand Jeu a obtenu en 2015 le prix Louis-Delluc du meilleur premier film et son second Alice et le maire a été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes. C’est ce film, avec Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier, dans la même veine que son moyen métrage primé qui sera projeté, clin d’œil aussi à la période des municipales. Mercredi 22 à 21h, en présence du réalisateur. Tarif de la séance du Festival.

Des films rares

Hors compétition, la programmation va également embarquer le public vers des horizons divers. Et vous allez voyager sans bouger du fauteuil rouge. La thématique « À l’aventure » propose justement une rétrospective consacrée aux formes de cinéma d’aventure issu des pays du Sud et de l’Est, avec des formes d’exploration populaire allant du film de sabre au western, de la science-fiction à l’horreur folklorique.

Parmi les 12 films de cette thématique, deux trésors : The Passerine Bird des Vietnamiens Van Thong Nguyen et Tran Vu, un monument national qui n’avait pas été présenté en France depuis 30 ans et Migrations of Sparrows du Géorgien Temur Babluani, qui sera présenté pour la première fois en version numérique à Brive.

Chabrol et les autres

Dans les séances spéciales, notez la rétrospective Claude Chabrol qui entre dans sa saison 6 axée sur l’étrangeté du quotidien, la projection du film La République qui vient d’être restauré, une thématique « Fantômes » sans verser dans l’horreur… À noter aussi que plusieurs séances scolaires sont ouvertes, c’est nouveau aussi cette année, au public.

Difficile en fait de résumer le Festival à ces instants choisis tant chaque film est unique et porteur d’émotion. Une histoire de rencontres. Alors le mieux, c’est de feuilleter le programme complet en ligne sur le site du festival festivalcinemabrive.fr.

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