Chaque matin, derrière l’hôtel de ville, des étudiants se connectent à des universités et des écoles réparties aux quatre coins de la France. À l’écran, les cours. Dans la salle, un cadre de travail, des conseils et une présence rassurante.
Choisir le Campus connecté, c’est souvent éviter un départ contraint. Il permet de rester près de sa famille, poursuivre une activité sportive, conserver un emploi ou encore suivre une formation absente du territoire. Les profils, eux, sont très différents. Les uns débutent leurs études après le baccalauréat ; les autres poursuivent un cursus, se réorientent, préparent un concours ou reprennent leurs études après plusieurs années de vie professionnelle.
Plus de 130 étudiants y ont déjà été accueillis depuis son ouverture. Le dispositif, labellisé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, n’est pas lié à une université ou à une école en particulier. Toute formation post-bac accessible à distance peut y être suivie.
La réussite à distance demande de l’organisation. C’est là qu’intervient l’équipe du Campus connecté. Deux tutrices accompagnent les étudiants dans leur quotidien : gestion du temps, prise en main des plateformes, recherche de stage, préparation des examens ou démarches administratives. Un soutien précieux lorsque l’on suit une formation sans amphithéâtre ni salle de classe.

« Notre rôle est de leur donner les clés pour réussir et de les amener progressivement vers l’autonomie, mais jamais de faire à leur place. On adapte le curseur en fonction de l’étudiant », explique Aurélie Coste. Examens blancs, préparation aux oraux, rendez-vous individuels ou ateliers collectifs viennent compléter cet accompagnement personnalisé.
Emma Ciscard avait 21 ans lorsqu’elle a intégré le Campus connecté pour suivre sa formation en marketing et communication. « Ça m’a permis de suivre mes projets sans les abandonner une semaine par mois et d’être beaucoup plus flexible. »
Avec les tutrices, elle a peu à peu trouvé son organisation. « Comme je suis plus productive le matin, je gardais les tâches les plus exigeantes pour ce moment-là. » Deux ans plus tard, diplôme en poche, Emma travaille aujourd’hui au Conseil départemental, où elle avait déjà effectué son stage.
Marilou, elle, cherchait avant tout un cadre de travail pour sa reprise d’études. « Je cherchais un endroit où poser mon ordinateur et travailler. J’avais peur que le cadre soit trop rigide, mais finalement on garde beaucoup de liberté. »
Elle y a trouvé davantage qu’un bureau et une connexion Internet. Déjeuners, ateliers, événements ou simples discussions entre deux cours créent peu à peu une petite vie de campus. Une façon de rompre l’isolement parfois associé à l’enseignement à distance.
L’accompagnement ne s’arrête pas aux cours. Stage, alternance, projet professionnel, mais aussi vie quotidienne, le Campus sert de relais vers les ressources du territoire. Le partenariat avec l’université de Limoges ouvre notamment l’accès à la bibliothèque, au restaurant du Crous, au service de santé étudiante et aux activités sportives du SUAPS. Selon leur situation, certains peuvent aussi bénéficier de l’épicerie sociale du CCAS. De quoi retrouver, même à distance, une bonne partie de ce qui fait la vie étudiante.
En savoir plus
Campus connecté, 4 rue Marie-Rose-Guillot à Brive. Gratuit et accessible sans condition d’âge. Inscriptions possibles toute l’année, selon les places disponibles.