Pierre Guyotat, prix de la langue française en 2018, est décédé

Sans l’avoir cherché, il fit souvent scandale. Son nom a été synonyme d’avant-garde, d’engagement politique, d’esprit de rébellion. Ses livres ont irradié la langue française au point de la tordre ou de la maltraiter. L’écrivain subversif primé en 2018 à l’occasion de la Foire du livre de Brive, avait également été couronné, enfin, cette année-là par le prix Médicis.

L’écrivain, dramaturge et journaliste Pirre Guyotat est décédé dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 février à l’âge de 80 ans. Avec ses œuvres toujours incandescentes, ce monument occupait une place à part dans le paysage littéraire. Parmi elles, deux majeures. Son Tombeau pour cinq cent mille soldats, paru en 1967, long poème cru et violent nourri de son expérience de la guerre d’Algérie, avait fait scandale. Trois ans plus tard Eden, Eden Eden, avait été interdit dès sa parution de publicité, d’affichage et de vente aux mineurs. Avec ce nouveau brûlot, Pierre Guyotat avait manqué d’une voix le Prix Médicis. Au soir de sa vie, il pouvait savourer sa revanche en étant couronné pour Idiotie (Grasset). Juste avant la Foire du livre 2018. Quelques mois auparavant, le jury du prix de la langue française avait devancé cet hommage tardif en l’honorant de son prix remis à l’occasion de la manifestation. Mais déjà affaibli, il n’avait pu venir recevoir cette distinction.

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