« C’est beau d’avoir cette belle jeunesse avec nous », resplendit Colette. Ils sont neuf venus des trois résidences autonomie de la Ville pour partager au boulodrome couvert cette activité intergénérationnelle. Une réelle joie, d’autant que certains sont éloignés de leurs petits-enfants.

Avec eux, une classe de l’école Louis Pons : 18 élèves aussi enthousiastes que leurs ainés. « C’est comme des grand-parents. on s’apporte de la joie et du plaisir à être ensemble », témoignent Nina et Rose, 10 ans. « Depuis 3 ans, ma classe de CM2 est impliquée dans un projet intergénérationnel avec les personnes âgées des résidents autonomie avec des échanges réguliers », abonde Nadia Marcellin. Elle prpare d’ailleurs un nouveau spectacle pour juin.
Et s’il y a bien une activité fédératrice qui se joue des frontières de l’âge, c’est bien celle de taquiner le cochonnet. « Ça fait un moment que je n’ai pas joué », plaisante un sénior, repris en écho par les autres. Un petit rappel des règles du jeu comme de sécurité par Jean-Philippe, éducateur du club, n’est pas inutile.

« Il faut accepter aussi de perdre, ça fait partie du jeu. Si on perd, on refait une partie, on s’améliore et on essaie de gagner, c’est comme cela qu’on progresse, comme à l’école. D’accord les jeunes ? D’accord les moins jeunes ?« , interpelle Laurence, éducatrice municipale. Mis sur un pied d’égalité, jeunes et moins jeunes se le tiennent pour dit.
Les équipes mêlent les âges en triplettes ou doublettes. On passe vite au tutoiement, on s’interpelle par le prénom et, inévitablement, on chipote sur les distances des boules, ça fait aussi partie du jeu, jusqu’à l’arrivée de l’irrévocable juge arbitre, le mètre ruban. Pour la forme, on jubile ou on s’incline, de bonne ou mauvaise grâce.

« C’est merveilleux », jubile une Colette toute ragaillardie qui mène au score avec son équipe de deux garçons. « Ils sont adorables, regardez, ils ramassent mes boules alors qu’ils sont dans l’équipe opposée », remercie-elle Achille. « Trop bien », lâche ce dernier dont la triplette comble progressivement le retard.
La rencontre s’est achevée comme il se doit autour d’un goûter partagé par les jeunes et les anciens, ravis de cet échange. Et chacun en redemande.
Cette Semaine bleue (nationale des retraités et des personnes âgées) vise à valoriser la place des aînés et les liens intergénérationnels en droite ligne du slogan de l’édition « Vieillir : une force à partager ». Portées par le CCAS de la Ville et les services municipaux, des activités sportives et culturelles gratuites sont ainsi mises en place pour brasser les générations heureuses, nous l’avons constaté, de vivre cette expérience.





