On attendait impatiemment ce midi le nom du futur Goncourt. Annonce faite, selon une tradition bien établie, par le président de l’Académie du même nom, depuis les marches du restaurant Drouant, à Paris. Et c’est Laurent Mauvignier pour La Maison vide (Les éditions de Minuit). Sauf que le lauréat ne figurait pas sur la liste des auteurs attendus ce week-end à Brive, comme d’ailleurs trois des quatre autres finalistes du prix Goncourt.
Mais lorsqu’on vient tout juste d’être auréolé du plus prestigieux des prix littéraires francophones, il est difficile de ne pas venir dans la foulée à l’incontournable manifestation briviste. Comme un second sacré incontournable, celui de la rencontre avec les lecteurs. Merci au président du jury Philippe Claudel qui plus est président de cette 43e Foire du livre de Brive. Laurent Mauvignier sera donc bien présent dès le vendredi puisque est même programmée une rencontre avec Philippe Claudel ce vendredi à 20h30.
Adélaïde de Clermont-Tonnerre qui vient également d’être gratifiée aujourd’hui du prix Renaudot pour son roman Je voulais vivre (Grasset) sera elle aussi bien présente du vendredi après-midi au samedi après-midi. Tout comme le prix Fémina décerné hier à Natacha Appanah pour La nuit au cœur (Gallimard) du samedi 12h au dimanche soir.
Trois auteurs, trois romans aux univers distincts. La Maison vide de Laurent Mauvignier (déjà couronné du prix littéraire Le Monde, du prix Landerneau des lecteurs ainsi que du prix des libraires de Nancy), c’est cet héritage, cette demeure que ses ancêtres ont quitté peu à peu et dans laquelle l’auteur retourne à son tour, se confronter non pas à des souvenirs, mais bien à leur vide, à leur absence, qu’il va s’efforcer de combler.
Je voulais vivre offre une revanche au personnage de Milady, imaginé par Alexandre Dumas dans Les Trois Mousquetaires. Adélaïde de Clermont-Tonnerre fait ici le portrait d’une femme libre dans un monde d’hommes. La journaliste et romancière mauricienne Natacha Appanah est un récit poignant et à vif sur les violences conjugales. Un roman qui s’ouvre sur une pièce où trois hommes enfermés, bourreaux respectifs de trois femmes, se scrutent, ignorant les raisons qui les réunissent.
Quant au grand prix du roman de l’Académie française, Yanick Lahens, elle ne sera malheureusement pas présente à la manifestation.
Vous pouvez retrouver la liste des auteurs comme le programme de la manifestation sur foiredulivredebrive.net.