Le chef de corps du 126e régiment d’infanterie s’est plié hier soir, à la caserne Laporte, au traditionnel exercice de présentation des vœux à la société civile. Un exercice rondement mené. Sans faillir et avec ce parler franc face au danger qui caractérisent les interventions des hautes autorités militaires, récurrentes ces derniers temps dans les médias.
Une rapide rétrospective de 2025 a passé en revue les engagements du régiment sur tous les « fronts », dans Sentinelle, dans les territoires d’Outre-Mer, en Europe de l’Est, en Lettonie, dans des entrainements tactiques communs avec ses homologues portugais, espagnols, belges ou irlandais.
« La formation de l’armée ukrainienne, en France ou en Pologne, a permis de renforcer nos alliés et maintenir notre expérience opérationnelle au plus près de la réalité des conflits contemporains. » Une expertise reconnue dans « une année riche de communion avec le territoire », marquée par le 1er festival du livre militaire, le grand retour de journées portes ouvertes à la caserne, la commémoration de Fête de la Bérézina, des participations aux événements brivistes… « La joie partagée est bien réelle dans ces moments exceptionnels de rencontre directe. »

« L’année qui s’ouvre sera celle de l’incertitude, c’est le temps des chefs, celui qui nous rappelle l’étendue de notre engagement et de nos responsabilités », augure le colonel. Ukraine, Asie, Afrique, Moyen-Orient… les sujets d’inquiétude ne manquent pas. « Tout est possible et nous nous y préparons », a assumé le chef de corps d’un régiment qui se maintient dans un haut niveau d’entrainement et dans une optique de cohésion européenne.
Une section du service national volontaire pour cet été
« Surtout, nous ne sommes pas seuls. » Le colonel compte sur les acteurs du territoire, « l’esprit de défense » cultivé en Corrèze, pour soutenir les militaires dans les missions qui leur seront confiée comme aussi leurs familles. « Chacun aura un rôle à jouer », a-t-il rappelé.
« Pour relever les défis qui se présenteront, nous aurons d’abord besoin d’hommes et de femmes pour servir », a-t-il détaillé, que ce soit dans une implication de réserve citoyenne ou dans le nouveau service national volontaire. On le sait, le régiment briviste intégrera une section de ce dispositif à la fin de cet été. Elle devrait compter cette première année une trentaine de volontaires âgés de 18 à 25 ans et monter ensuite à 120 par année, le régiment à la capacité d’hébergement nécessaire.
« Les modalités de recrutement sont en cours de finalisation » et le colonel compte sur ses partenaires comme relai pour sensibiliser au niveau local. « Ces jeunes nous renforcerons en France pour les missions de défense de nos emprises et de sécurisation de notre territoire, ce qui nous permettra d’envoyer davantage de nos soldats professionnels dans les missions extérieures qui exigent leur expertise. Notre jeunesse est généreuse et donner une année au service de la France sous forme de césure militaire répondra à sa recherche de sens et de valeurs. »
L’année 2026 sera riche au niveau opérationnel, avec aussi des rendez-vous de partage à noter d’ores et déjà : un concert de jazz au profit des blessés le 29 janvier prochain à l’Espace Chadourne, le festival du livre militaire les 29 et 30 mai, l’accueil de la fête de l’infanterie de ligne française le 7 septembre dans la caserne Laporte… Une année dense, de service et d’engagements.