Réuni ce matin du jeudi 3 avril, le conseil municipal de Brive a voté le budget 2026. Un budget élaboré dans un contexte plus contraint, entre baisse des dotations de l’État et hausse de certaines charges, avec une ligne directrice : contenir les dépenses, ne pas augmenter les impôts et maintenir l’investissement.
Un premier budget dans la continuité
C’est le premier budget présenté par Joël Grostin, adjoint aux finances, qui succède à Pierre Monteil. Le nouvel élu a salué la qualité de la tenue des comptes de son prédécesseur, et a déclaré s’inscrire dans la continuité, avec la volonté de conserver des finances solides tout en poursuivant les projets engagés. « Les documents budgétaires permettent de donner la mesure de ce qui a été fait, et fixer le cap pour l’année en cours ».

Avec un taux d’épargne supérieur à 10%, le signe d’une « bonne santé », la Ville garde une capacité à investir et emprunter. Et avec une capacité de désendettement ramenée à 6 ans contre 15 en 2014, la situation financière de la Ville s’est nettement redressée. « Ce sont de bons résultats, mais on peut faire mieux. Si on se bat pour la fiscalité, on se bat aussi pour l’emprunt », a-t-il déclaré.
2025 : un excédent qui donne des marges
Les élus ont d’abord validé les comptes 2025. La Ville a enregistré près de 92 millions d’euros de recettes pour 83 millions de dépenses, soit un excédent de 8,9 millions d’euros.
Un résultat qui permet de dégager des marges pour la suite, malgré un contexte moins favorable. La dotation globale de fonctionnement baisse, tandis que certaines dépenses progressent, notamment liées à l’énergie et au contexte économique global.

Dans le détail, 56% des recettes proviennent de la fiscalité. Le reste est assuré par les dotations et par les recettes des services municipaux. Ces services génèrent à eux seuls près de 9 millions d’euros, notamment via les équipements sportifs (les entrées de la piscine en tête), les services scolaires et les activités culturelles (Inscriptions et billetterie du Conservatoire, entrées au cinéma Rex, etc.).

« Les dotations sont en baisse, c’est un lieu commun, et le signe d’un État à la recherche d’économies », a souligné Joël Grostin.
78% des dépenses d’investissement concernaient la voirie pour la commune et les quartiers. Avec en 2025, par exemple, la création du parking des 3 Lycées, le nouvel espace Jean-Paul Escande et le parking de l’Université.

2026 : tenir l’équilibre sans freiner les projets
Sur cette base, le budget 2026 a été construit pour maintenir l’équilibre et poursuivre les investissements. Les dépenses sont concentrées sur les missions du quotidien : écoles, voirie, services techniques, équipements publics. La Foire du Livre fait également partie des postes importants. La Voirie reste une action prioritaire en 2026 avec à venir le Parking Jules Valles et le Parking du stade Le Clere.
Dans le même temps, des efforts sont engagés pour maîtriser les coûts. Débutés en 2023, les travaux de rénovation de l’éclairage public se finaliseront en 2026. L’économie attendue grâce à cette rénovation est d’environ 790 000 euros par an.
En parallèle, la Ville poursuit sa stratégie financière : limiter le recours à l’emprunt, réduire progressivement la dette et préserver sa capacité d’autofinancement.
Impôts : stabilité confirmée

Les taux d’imposition restent inchangés en 2026. Ce choix s’inscrit dans une trajectoire engagée depuis 2018, avec une baisse progressive. Brive a par exemple un taux foncier bâti de 54%, devant Angoulême (61%), Montauban (62%) ou Périgueux (68%).
« Sur les taux, certaines villes font le choix d’augmenter… à Brive, nous faisons celui d’une pause dans la baisse », a rappelé le maire Frédéric Soulier.
Des investissements préservés
Malgré ce cadre contraint, la Ville maintient un niveau d’investissement soutenu, avec plusieurs dizaines de millions d’euros engagés. Ces crédits se traduisent concrètement par des projets identifiés sur le territoire : le renforcement de la vidéo-protection, la poursuite du projet de pôle culturel de Brune, la réalisation du dojo, ou encore la rénovation des passerelles du golf.

D’autres interventions concernent l’entretien des équipements existants, comme la piscine, qui nécessite des travaux après une dizaine d’années d’exploitation, ou encore les écoles, avec la désimperméabilisation des cours pour mieux gérer les eaux de pluie et améliorer le cadre de vie des enfants.
Enfin, la Ville s’engage sur des actions plus larges, avec la végétalisation du cœur de ville, qui s’inscrit dans une logique d’adaptation au changement climatique et d’amélioration du cadre de vie.
