Très fiers de leur fresque à l’école

Au fil de l'eau, c'est le thème de cette belle fresque que les CE2 et CM1 de l'école Jules Romains ont réalisé avec l'artiste Sema Lao.
Marie-Christine Malsoute

Sous le préau de l’élémentaire, ses couleurs lumineuses captent le regard. La fresque habille tout un pan de mur. Deux classes y ont participé : les 20 élèves en CE2 de Valérie Humbert et les 16 en CE2-CM1 d’Émilie Léonard. Tout au long d’une semaine consacrée aux arts plastiques, ils se sont relayés par petits groupes, apportant chacun leur touche personnelle dans ce projet collectif.

« Toute l’année, nous avons travaillé le thème de l’eau et cette fresque aborde précisément la rivière et sa biodiversité« , expliquent les enseignantes. « Les enfants ont imaginé les quatre saisons qui passent au fil de l’eau, proposé des scènes qu’ils ont réalisées avec l’artiste. » Quatre volets bien tranchés et pourtant harmonieux.

L’artiste Sema Lao intervient régulièrement en milieu scolaire sur des projets associant les élèves. C’est à elle que l’on doit la puissante fresque du lycée Simone Veil (consultez notre article Le lycée Simone Veil revendique son nom). Elle a aussi déjà orné les murs extérieurs de l’école Jules Romains, côté maternelle, sur le thème des petites bêtes des jardins.

Marie-Christine Malsoute

« Nous avons travaillé sur le cycle de l’eau, les ruisseaux, les rivières. Certains croyaient que l’eau de source, c’était de l’eau en bouteille. Ça leur a permis d’apprendre des choses, de pouvoir s’exprimer, de s’éveiller à l’art, travailler en équipe, créer quelque chose qui va rester et dont ils peuvent être fiers. » Tout a été réalisé à la bombe de peinture, à base d’eau.

« On a fait des espaces verts, des cascades, des animaux… » détaille Amele lors de l’inauguration en présence de la conseillère municipale Sandrine Maurin. « L’automne, c’est la saison pour moi la plus belle, avec ses couleurs », revendique Berkham. « Moi, c’est le printemps parce qu’il y a beaucoup de fleurs », rétorque Thalia.

« Le vrai déclencheur pour leur apprentissage est d’avoir pu rencontrer un artiste« , assure le directeur David Somdecoste. « Sema Lao leur a fait partager sa passion et les techniques du street art. Le projet porte aussi des valeurs citoyennes en les amenant à distinguer le graff, l’esthétisme d’une œuvre d’art, du simple tag non autorisé. »

Un projet fédérateur jusque dans son financement : la prestation de l’artiste a été financée par la DRAC et le matériel nécessaire par la Cité éducative.

Marie-Christine Malsoute

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