Pourquoi la Ville doit supprimer 1000 places de stationnement d’ici fin 2026

La loi LOM impose de neutraliser les places situées à moins de 5 mètres d'un passage piéton pour le rendre plus sûr.
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Voilà un sujet qui fait grincer des dents les automobilistes comme les commerçants : la suppression de places de stationnement. Un article de la Loi d’orientation des mobilités impose en effet aux municipalités de neutraliser toute place de stationnement située à moins de 5 mètres en amont d’un passage piéton et ce avant le 31 décembre 2026.

La mesure est destinée à améliorer la visibilité réciproque entre les piétons et donc la sécurité des piétons. Cette obligation a évidemment été intégrée dans les nouveaux projets d’aménagement comme l’avenue Maillard et les services techniques procèdent progressivement à la mise aux normes du parc.

La commune compte sur l’ensemble de son territoire 11.813 places et 1.944 passages piétons. « L’application de cette loi au 31 décembre 2026 fait supprimer 1.000 places de stationnement. Ce n’est pas anodin », a reconnu le maire Frédéric Soulier. Et de préciser : « 145 places à supprimer rien qu’à l’intérieur de la deuxième ceinture des boulevards ».

Des places à supprimer à moins de 5 mètres de passages piétons

Dans les 145 places de stationnement, 5 arrêts minutes, 12 livraisons, 8 PMR, 37 non payantes, 81 payantes et 2 réservées aux services publics « On va le faire, mais je ne suis pas sûr que ce soit la bonne façon de faire », a estimé le maire qui avait préféré opter pour améliorer la sécurité sur une prise de conscience et l’abaissement de la vitesse en ville de 50 à 30km heure.

« La meilleure façon, c’est le respect de la vitesse qui engage les responsabilités du conducteur vis-à-vis du code de la route », prône le maire en s’appuyant sur les chiffres d’accidentologie établis par la Sécurité routière. « En 2025, ont été recensés sur la commune 18 accidents corporels qui ont impliqué un piéton. Ces accidents ont fait 22 blessés dont 3 hospitalisés sans aucun décès. » À titre de comparaison, tous usagers confondus, Brive a enregistré 121 accidents corporels en 2025 avec 1 tué et 249 blessés dont 24 hospitalisés.

Depuis le début de l’année 2026, cette accidentologie s’établit à 12 accidents corporels impliquant un piéton, 1 tué et 12 blessés dont 3 hospitalisés. Tous usagers confondus, la commune comptabilise depuis le début de l’année 72 accidents, 1 tué et 98 blessés dont 8 hospitalisés.

Des chiffres que Frédéric Soulier estime « fort heureusement acceptables mais qui peuvent être abaissés ». « Nous avons franchement des progrès à faire dans ce domaine et surtout une prise de conscience à faire que la vitesse est en lien, parce qu’elle permet d’avoir plus de sécurité : on augmente de 60% sa capacité potentielle de vie après un choc frontal choc matériel et choc humain. » Sans compter qu’en abaissant sa vitesse, on réduit aussi du même coup la pollution générée, principalement auditive. Le maire a d’ailleurs profité de cette mise au point lors du conseil municipal pour annoncer l’installation prochaine de radars anti-bruit sur la ceinture des boulevards et l’avenue de Paris.

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