C’est l’heure des derniers réglages. Le contre la montre est enclenché depuis 10 jours pour transformer le vaste parking bétonné en joyeux site pouvant accueillir jusqu’à 15.000 festivaliers chaque soir. Un terrain de 4 hectares, l’équivalent de 7 terrains de rugby, enserré de plus de 2km de barrières.
Une ambiance de fourmilière où chacun s’active à sa tâche. Calcul a été fait par l’organisation: chacun parcourt chaque jour ses 21 km, un semi-marathon ! Depuis 10 jours donc, plus de 150 personnes se relaient pour installer toutes les structures : le gradin central de 1.300 places, la tour des DJ, l’ombrière géante, les stands de restauration, les bars, les 32 loges, la tente VIP, les espaces de détente, la scène découverte et surtout la grande scène qui va voir défiler pendant quatre soirs les artistes. Et ce n’est rien à côté des 400 personnes, saisonniers et techniciens, qui vont travailler sur le site pendant tout le festival.

La grande scène de 18 mètres de long, 16 de profondeur, 12 de haut a encore été améliorée avec l’ajout de deux nouvelles tours d’éclairage contre quatre l’an dernier. De quoi en mettre plein la vue, notamment avec Mika qui garantit toujours une performance pleine d’énergie et d’émotion. Hier soir, les techniciens peaufinaient encore son montage.
Tous concerts qu’elle soit avec 35 artistes programmés sur ses diverses scènes, la manifestation se veut « bien plus que de la musique », a rappelé Stéphane Canarias, directeur de Festival production. Ce qu’il appelle « l’expérience festivalière », ce supplément de scénographie qui crée une ambiance particulière et rend la soirée unique en s’appuyant sur de multiples détails. « On travaille ce coté cool et sécurisé qui rassure notre public très majoritairement féminin. À 55%, elles viennent entre amies et 25% avec leurs enfants. C’est le pendant du match de rugby qu’on va faire entre copains », compare-t-il.
La lovely factory, concept store du festival, intègre ainsi cette année en plus de sa boutique vestimentaire et des séances de maquillage pour se mettre dans le ton, la présence de vrais tatoueurs et un candy store équipé d’une machine à barbe à papa à vos goûts et couleurs.


L’ombrière géante, apparue l’an dernier pour apporter au public un peu d’ombre, offre aussi une nouvelle espace détente avec des tables et a été équipée d’éclairages pour créer une ambiance fin de soirée devant la tour DJ. « Nous allons tester des diffuseurs d’odeurs qui seront installés dès l’accueil et les différents espaces de repos. » Une nouvelle expérience sensorielle. Et il y aura toujours le bar clandé dont il faudra trouver la porte, évidemment pas la même que l’an dernier mais chut !
Côté boisson et restauration justement, l’offre se diversifie avec notamment des salades et plats veggie, des gyros grecs. Les stands sont aussi beaucoup plus travaillés dans l’esthétisme du festival. « Nous avons de nouvelles marques nationales partenaires qui viennent chercher du contact client. » Signe de l’ampleur gagnée par la manifestation. Elle avait accueilli l’an dernier pour ses 20 ans plus de 55.000 festivaliers. « Cette année, au vu des chiffres de la billetterie, on devrait tourner entre 45.000 et 46.000 festivaliers. C’est encore une très belle jauge. » Des places restent encore à prendre pour toutes les soirées.
Le budget est proportionnel à l’ampleur gagnée au fil des ans par la manifestation. Aujourd’hui de l’ordre des 4 millions. « Il a été multiplié par 3. Avec des cachets d’artistes multipliés d’autant et des contraintes techniques et de sécurité de plus en plus prégnantes. Nous aurons 60 agents de sécurité et un bataillon Sentinelle. » Mais la manifestation irradie le bassin. « Rien que pour les artistes et nos équipes, nous achetons 1.000 chambres », précise Stéphane Canarias. « En terme de séjours, ce sont les retombées économiques les plus importantes avec la Foire du livre et le Festival de l’élevage« , confirme l’Office de tourisme.
