Le patron cuit lui-même les pralines. « Au chaudron, à la main. Dans l’arrière boutique ou quelquefois dans la rue lorsqu’il n’y a pas de vent. En attendant une pralinière qui sera installée dans le magasin. Le rendement sera plus rapide », précise Jorick Bargues.
Ce Lotois qui gère déjà une épicerie fine à Souillac, a pris le pari d’ouvrir cette boutique de gourmandises dans une des rues les plus passantes du cœur historique. Et depuis samedi, les effluves qui en sortent attirent irrémédiablement le chaland. Il faut avouer que le décor est tentant.
Oublié le blanc aveuglant du précédent magasin de mangas. Place à un décor chaleureux où les murs sombres comme du chocolat intense enrobe le naturel du mobilier bois clair. « C’est aussi du fait maison. Un mois et demi de travaux. »
Un Lotois qui se met à faire des « gaillardises » à Brive ? « Je suis toujours venu ici, c’est un point de ralliement entre amis et c’est une zone d’activités. » Des « gaillardises » qui n’ont pourtant rien à voir avec son autre boutique où règne en maître charcuterie et fromage… « On reste dans la gourmandise », rétorque le gourmet.

Des pralines, il y en a pour différents croquants, noix, noisette, noix de cajou, cacahouète et bientôt amande. « La noix vient du Périgord, la noisette du Lot. J’essaie au maximum de faire local. Mais la noix de cajou vient du Vietnam. » Car le gérant est exigent sur la qualité des pralines. Comme pour les autres produits vendus dans sa boutique: du nougat et du chocolat de son ami de la traditionnelle Maison Saunier en Aveyron ou les pains d’épice de la Maison du Quercy. « De petit, j’ai appris à aimer les bonnes choses. Je suis issu de la restauration et, finalement, je propose ce que j’aime. » Dans l’aventure, il a aussi créé un emploi de vendeuse et embarqué sa cousine. Bon sang ne saurait mentir.
Les Gaillardies, 6 bis rue Toulzac. Ouvert le lundi de 14h à 19h et du mardi au samedi de 10h à 19h. Site en cours. Infos au 06.79.27.00.03.