10 décembre. Date de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948. Cette année, c’est un mercredi, et comme chaque année, le Collectif du 10 décembre organise à 18h une cérémonie ouverte à tous dans le jardin du musée Michelet, autour justement de la stèle des droits de l’Homme.
Une façon de rendre hommage aux fondateurs comme à ceux qui, depuis, n’ont cessés de se dresser en défenseurs de ces droits, trop souvent au péril de leur vie. L’occasion de se mobiliser et de rappeler surtout que ces droits sont fragiles et qu’ils nécessitent toujours d’être défendus.
Droits humains, droits de la planète, même combat
Ce geste annuel et symbolique rappelle à tous la nécessité de s’engager selon ses possibilités à défendre la vie, la dignité, la justice mais aussi la protection de la planète. Destins liés.
La commémoration porte en effet cette année sur « Les droits humains, droits de la planète, même combat ». Elle sera d’ailleurs précédée la veille, mardi 9 décembre à 20h30, d’une soirée au Rex autour du documentaire Le sang et la boue (entrée 5,20 euros).
Ce documentaire de Jean-Gabriel Leynaud suit le quotidien de « creuseurs » congolais, travaillant dans des conditions épouvantables pour extraire le minerai utilisé dans la fabrication de nos téléphones portables.
Les seuls à s’opposer aux désastres tant écologiques qu’humains commis par des grands firmes transnationales, soutenues par les tétas, sont ceux que l’ONU a nommé officiellement « les défenseurs des droits humains » et « les défenseurs de l’environnement ».
Se positionner
Ces militants non-violents, en associations, collectifs ou réseaux, osent résister avec courage et compétence en s’appuyant sur les droits, souvent portent plainte et obtiennent justice et réparations. Ces activistes se mettent en grand danger. Amnesty International leur a d’ailleurs consacré un rapport très documenté dont cette phrase résume l’essentiel: « Ils sauvent la planète, sauvons leurs droits ».
Se mobiliser le 9 comme le 10 décembre, être simplement là, est déjà un acte de refus d’un monde dominé par le seul profit. Cela peut sembler utopiste et vain, mais être simplement présent constitue un acte d’attachement à des valeurs humanistes et de résistance. Parce que, de tous temps, à ne pas défendre ce à quoi on tient, on finit par le perdre. Quel meilleur lieu que celui du centre Michelet dédié à rappeler un autre temps, la Seconde Guerre mondiale, où il a fallu se positionner pour vouloir d’un autre monde.
Un verre de l’amitié sera partagé à l’issue de la cérémonie. L’occasion d’échanger. Les associations membres de ce collectif : Actionaid Peuples solidaires, Amnesty International, CCFD Terre solidaire, Fraternité Edmond Michelet, Ligue des Droits de l’homme, Mouvement de la paix, Secours catholique.