« Ha ça, pour une surprise ! » Thérèse Launay ne s’attendait pas à voir les résidents rassemblés en son honneur pour un après-midi festif. L’orchestre distillait son « On a pas tous les jours 20 ans » et autres refrains repris en cœur par l’assemblée. En ce lundi 8 décembre, la pensionnaire en marquait cinq fois plus et fredonnait « La java bleue » comme une jeunette car la centenaire se maintient toujours pimpante.

Accompagné de la conseillère municipale Fatima Jacinto, le maire Frédéric Soulier était venu lui offrir un bouquet au nom de la Ville, c’est de tradition. Un « bon anniversaire » qu’elle s’est d’ailleurs empressée de lui retourner en apprenant que lui aussi, ce jour-là, fêter le sien.
Ne pouvant plus conduire, c’est sur le tard, à 97 ans, que Thérèse Launay est arrivée en maison de retraite médicalisée. Très sociable, elle y a vite trouvé son rythme. Jeux de société, repas festifs, ateliers créatifs… « Tout me plait, surtout la belote, mais je ne n’aime pas la triche… », prévient-elle.

La résidence Saint-Germain, c’est aussi de tradition, lui a surtout offert un livre « Ma vie en 10 souvenirs », réalisé à partir des discussions avec l’animatrice de la structure. Un joli travail de mémoire décliné à la première personne et qui met en relief une existence.
Thérèse Launay y évoque évidemment ses douze frères et sœurs, les balades en famille, le poulet du dimanche, son objet porte bonheur « la feuille de chêne », la rencontre avec son mari chez Citroën où elle a travaillé avant d’ouvrir sa boutique de lingerie, son berger allemand adoré, Sam, qui les accompagnait partout même dans les grands voyages…
« Quand je repense à mon enfance, une mélodie ma traverse l’âme J’ai deux amours de Joséphine Baker que je nous chantions à tue-tête avec ma sœur Mémène… », glane-t-on à travers les quelques pages. Des éclats de mémoire en ce jour particulier partagé avec sa Nadine, l’une de ses nièces qu’elle considère comme les filles qu’elle n’a pas pu avoir. Un précieux moment.

