Le Cintra. Les années 80. Tout une époque pour des générations de Brivistes qui se retrouvaient dans ce lieu également très apprécié des rugbymen, près de la Truffe noire. L’enseigne avait disparu, mais les souvenirs sont tenaces. « Quand je suis arrivé à Brive, j’avais 16 ans et c’était l’endroit de mes premières sorties avec les copains, un lieu festif, convivial. C’est cette ambiance que j’ai voulu voir renaître », explique Alain Penaud avec une pointe de nostalgie.
À 57 ans, après avoir écrit une belle page de rugby et travaillé 15 ans comme directeur commercial chez Andros, la légende Alain Penaud avait envie d’un autre horizon et s’est donc lancé en famille dans la restauration il y a deux mois. Pas tout à fait une première puisque, parallèlement à sa carrière sportive, ce fils de bouchers de Juillac avait tenu avec son épouse Vanessa le Café de la Poste de 1993 à 1995.
« J’aime le contact, recevoir les gens, partager en convivialité, mettre les produits au centre des échanges. La nourriture est un prétexte à se rassembler autour d’une table, manger, se relaxer. » C’est dans un décor entièrement rénové à l’air du temps que l’ancien international propose une cuisine à sa façon. Un lieu qu’il veut ouvert à tous. Ils sont 8 à assurer le service sur carte et plats du jour. « Ces deux premiers mois ont été intenses », admet-il avec satisfaction.

« Ce sont des plats simples, de la cuisine traditionnelle. Il n’y a pas beaucoup de restaurants qui mettent à la carte du poulet coquillettes avec du pain aillé. C’est comme à la maison. » Sa Madeleine Proust à lui, ce serait plutôt l’aïoli pomme de terre qui figure évidemment dans les propositions du midi. « Tous les jours, il faut se renouveler.. Les plats sont maison, avec des produits frais, de préférence locaux et soigneusement sélectionnés. On propose par exemple une pièce de bœuf travaillée par un Meilleur ouvrier de France, de la maison Bach. Les fromages viennent du fromager de la rue Gambetta à côté… »
Et comme à la maison, il y a des refrains hebdomadaires : le jeudi, en hiver, c’est bœuf bourguignon, le samedi mique et petit salé et bien sur vendredi, poisson. « J’y avais droit, même si mes parents tenaient une boucherie. » Comme à la maison, on vous dit.
Le Cintra, 14 et 16 boulevard Puyblanc. Ouvert du mardi au samedi de 9h30 à 23h30 (plus tard vendredi et samedi). Infos au 06.14.38.90.02, sur lecintra.com ou Instagram.
