François Lacassagne se livre

L'ultracoureur se raconte dans un ouvrage "Le dernier kilomètre n'existe pas" dont une partie des ventes sera reversée aux enfants malades de Pour nos Ptits gaillards. Et il le dédicacera à la Foire du livre.
Fatima Kaabouch

C’est un terrain très éloigné de ceux qu’il affectionne. François Lacassagne est plus connu et reconnu pour dévorer avec une apparente facilité les kilomètres en courant à travers des contrées bien lointaines que d’aligner les mots pour se raconter, qui plus est au fil de pages. Ça « trottait » pourtant bien dans sa tête depuis un moment. C’est donc toujours avec cette pudeur et cette modestie qui le caractérisent qu’il sort aujourd’hui, à 61 ans, le livre d’une vie d’aventures bien remplie. Ce que lui conseillaient d’ailleurs nombre de ses connaissances.

Fatima Kaabouch

Pourquoi maintenant ? Peut-être porté par l’enthousiasme qu’il a su générer en mars dernier dans sa propre ville avec son record du monde des semi-marathons dans le mois (lire notre article « Je veux que tout le monde soit heureux de ce record ») et dont il parle encore avec une émotion non contenue, il a voulu « garder une trace » pour la famille, les amis, ceux qui l’ont soutenu, les partenaires…

Le Fennec, comme on le surnomme dans le milieu, a donc ressorti ses carnets de course. Car oui, on apprend que sur chaque défi, il embarquait un petit carnet. « J’avais de la matière, je prenais le temps le soir d’écrire quelques pages sur mes sensations du jour, l’épreuve, les paysages. » Il ne cache pas qu’il a fait appel en mai à l’écrivain public Pierre-Yves Roubert pour mettre en forme ses propos, à temps pour la Foire du livre.

« Le tenir dans les mains a fait monter les larmes, ça contient ma vie sur 240 pages. Finalement, j’ai fait de belles choses. » L’exercice d’écriture aura ravivé beaucoup de souvenirs, bons ou moins bons. « Je me suis mis un petit peu à nu, par rapport à mon enfance, ma famille. » Il ne triche pas François et attaque par un joli prologue détaillant pourquoi, pour qui, il court et dès les premiers lignes affleurent ce qui l’anime, des valeurs simples qui s’enracinent dans le quotidien, bien avant de courir, d’ailleurs.

En couverture, des images du White desert challenge en Égypte (le livre rassemble en son centre une vingtaine de pages photos). Avec ce titre : Le dernier kilomètre n’existe pas. Un titre énigmatique pour signifier que tout n’a surement pas encore été écrit, laissant la porte ouverte, pourquoi pas, à d’autres courses au long cour, d’autres appels de ces silences désertiques qui l’attirent. Depuis quelques temps, l’ultrafondeur a beau clamer à chaque fin d’exploit que c’était le dernier, il ne peut s’empêcher de repiquer sur un autre challenge. Alors ?… « Peut-être que je n’ai pas encore dit adieu au désert… », concède-t-il.

Sur la Transnamibia © DR

François Lacassagne sera évidemment présent tout au long des trois jours de Foire du livre. Son livre est d’ores et déjà disponible via les réseaux sociaux. Ne tardez pas car son challenge briviste lui a valu bien des sympathisants. Et Le Fennec ne serait pas François Lacassagne, si pour chaque livre vendu, trois euros n’étaient pas reversés à l’association Pour Nos P’tits gaillards œuvrant pour les enfants hospitalisés et pour laquelle il s’est déjà mobilisé lors de son record du monde.

Le dernier kilomètre n’existe pas, de et auto-édité par François Lacassagne. 20 euros. Disponible via son Facebook ou celui de We Can Do It.

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