« Ma première victoire, c’est d’avoir réussi à fédérer tous ces gens autour de moi. Même s’il y a eu des jours très compliqués, je ne pouvais pas lâcher. Aujourd’hui, tout ce monde, c’est la récompense, c’est incroyable. » Les traits tirés, le Fennec est submergé par l’émotion et toute cette foule venue se masser à l’arrivée parc de la Guierle, l’applaudissant, scandant son nom, son surnom… Un moment rare de liesse collective.
« Je suis un runner, j’aime courir. Aujourd’hui, tout ce monde… Je suis comblé. C’est inouï, au-delà de mes espérances. » Toujours humble François Lacasagne alors qu’il vient d’établir un record du monde des semi-marathons dans le mois : 63 depuis le 1er mars. Soit 1329,14km exactement, un chiffre affiché aussitôt sur le maillot d’après course. Imaginez : la distance de Brive à Rome !
Après un palmarès déjà hors normes, l’ultra runner spécialiste des déserts lointains a offert ce soir à sa ville un record. Car il tenait à l’associer à son défi « We can do it ». Il a été porté par une solide équipe, l’indéfectible Lina son épouse et un engouement qui n’a fait que grossir créant une animation sur la belle voie verte. Pas un semi sans que coureurs ou cyclistes ne l’accompagnent sur le parcours. Et la ferveur a enflé ces derniers jours.
« J’avais banni le mot abandon. Même quand j’étais dans le dur, je voulais me battre pour tout le monde, que tout le monde fasse la fête, soit heureux de ce record. Je suis fier de ma ville, je suis fier des Brivistes. » Généreux François Lacassagne dont le défi a permis de récolter plus de 8.000 euros pour les enfants malades de Pour Nos P’tits Gaillards.
Et savez-vous ce dont il rêve, là, tout de suite ? « Une entrecôte frites et une mousse au chocolat. » Qu’il se fasse plaisir, il l’aura amplement mérité.
Bravo et merci François !

