Lancement réussi des micro fusées

Moment de vérité vendredi après-midi pour les ados des trois centres socioculturels qui les ont conçu lors d'un atelier Récréasciences. Et toutes ont fini par décoller.
Les jeunes avec leurs micro-fusées
© Marie-Christine Malsoute

Ils étaient une bonne trentaine d’ados des trois centres socioculturels Rivet, Chapélies et Tujac à participer à cet atelier estival que leur proposait pour la première fois l’association limousine. « Le spatial fait toujours rêver. Avec l’astronomie, c’est une de nos activités qui marche le mieux », confirme le médiateur scientifique Vivien Drouillas. Une manière ludique d’aborder les sciences.

Les ingénieurs en herbe n’ont eu, dans leur centre respectif, que trois demi-journées pour comprendre les paramètres qui régissent le vol d’une fusée afin de concevoir à l’aide d’un logiciel leur prototype individuel et en vérifier sa stabilité. « C’est fait très sérieusement et en toute sécurité. Ils doivent tout mesurer. Ils se sont ainsi familiarisés avec des notions de masse, centre de gravité, type d’ogive, propulsion, trajectoire de vol… »

© Marie-Christine Malsoute

« Pour moi, le « saumon » c’était uniquement du poisson et j’ai appris que c’était un terme technique pour une des mesures des ailerons de la fusée », s’amuse une des jeunes participantes. « On aurait jamais penser pouvoir fabriquer une fusée. Finalement, ce n’est pas si dur, c’est très mathématique. Ça nous montre que ça sert à quelque chose les maths. La fusée peut aller jusqu’à 20 m de haut et elle est équipée d’un parachute pour sa descente », témoignent Cédalia et Emmy.

« Là, c’est bien un octogone », s’exclame un garçon qui prépare justement un parachute à sa fusée sur la table voisine en découpant un sac poubelle. À partir de matériaux légers tels que le carton, le plastique et le bois, les ados construisent leurs fusées en intégrant, comme monsieur Jourdain avec la prose, les notions d’aérodynamisme.

© Marie-Christine Malsoute

« Au début, c’était un peu abstrait pour eux, mais ils ont très vite accroché. Les garçons apprécient le côté pratique, les filles davantage l’aspect réflexion », constatent leurs animateurs de centre Sophie et Samuel. Une fois les fusées construites, il a fallu d’abord tester leur stabilité à l’aide d’une ficelle. « Il faut l’attacher au centre de gravité et faire tourner la fusée autour de soi. Elle ne doit pas vriller », explique une des filles.

Tous se sont ensuite retrouvés vendredi après-midi sur la plaine des jeux de Tujac pour l’épreuve de vérité : le lancement, dûment autorisé par la préfecture. Comme à Cap Canaveral, le « public », les jeunes qui n’étaient pas concernés par la manœuvre en cours, était maintenus à bonne distance, à l’ombre des arbres.

Périmètre balisé, pas de tir délimité sur 20 mètres, mise en place du propulseur à poudre, branchement de la fusée et chacun a pu tour à tour tester la validité de sa conception, non sans un brin d’appréhension.

« 5, 4, 3, 2, 1″. Le compte à rebours est donné par le médiateur scientifique. À 0, l’ingénieur en herbe appuie fébrilement sur le bouton rouge. Un sifflement ! Pas facile de suivre un décollage à plus de 120km/h. Les têtes scrutent le ciel pour repérer un fuselage blanc, espérant que sa fusée battra le record d’altitude du groupe.

Deux secondes de montée et l’engin déploie son parachute pour une lente descente. Certaines fusées sont parties du premier coup, d’autres ont connu quelques ratés, mais au final toutes ont fini par décoller. Pour la plus grande joie de leur créateur. « Trop bien ! Je vais la garder en souvenir », assure fièrement une des ados.

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