« C’est un programme de haute voltige, avec des morceaux qu’elle présentera à ses concours », a annoncé ému son ancien professeur Laurent Bourreau au parterre de têtes grisonnantes. Auditorium comble pour ce concert programmé par l’Université de tous les âges et du temps libre.

« Une grande fierté », a déclaré le maire Frédéric Soulier pour celle qui allait entrer en scène, « pur produit du conservatoire de Brive ». Ne manquant pas de saluer le mérite de la musicienne, acharnée au travail, et de sa famille arménienne arrivée en 2005 à Brive et qui qui fait bloc derrière elle.
En costume noir un peu trop ample pour ses 14 ans, la jeune virtuose s’est timidement avancée, a rapidement salué avant de s’assoir devant le Steinway. Quelques secondes en suspens puis ses mains se sont mises à parcourir les touches. Et la magie a instantanément opéré.

Comme à chaque fois, l’adolescente introvertie s’est métamorphosée dans son jeu, se libérant avec la course de ses doigts sur le clavier, transportant l’auditoire dans sa passion.
Des œuvres de Bach, Prokofiev, Ravel, Liszt et évidemment Chopin dont l’étude incontournable pour le concours d’entrée au Conservatoire national supérieur de Paris. Elle l’a déjà tenté l’an dernier alors qu’elle n’avait que 13 ans. Expatriée désormais dans la capitale, plus proche de son rêve, le temps qui passe lui fait gagner aisance et maturité. Un récital de plus d’une heure, appris par cœur, et qui a ravi l’assemblée.
