Les deux festivals, l’un des champs égrène la musique classique, l’autre urbain pulse les musiques actuelles et ils ont décidé cette année de convoler de concert. En fait un concert qui avait lieu ce samedi matin à 11h. « C’était une envie de travailler ensemble, de faire se rencontrer deux publics », explique Diane du Saillant dont le festival est à l’initiative de cette alliance. Deux publics qui ne sont d’ailleurs pas exclusif et peuvent aller à l’un comme à l’autre.

« C’est la première fois qu’on se lève aussi tôt pour assister au concert », plaisante Stéphane Canarias qui a validé l’une des propositions apportées en dot par la Vézère. Le lieu de noces était aussi pour le moins original : l’espace En-but Corrèze, dans la tribune Nord du Stadium de Brive, à un pont du Lovely Festival.
Bien plus qu’un concert de deux artistes talentueux, il s’agissait d’une « rencontre » entre deux mondes dont les mots ne sont jamais les mêmes, pour rependre les paroles de la chanson, mais servent une passion similaire. Comme pour matérialiser les contrastes, l’un était en blanc, l’harmoniste virtuose Greg Zlap qui a collaboré pendant dix ans avec notre icône nationale du rock, Johnny Hallyday, l’autre en noir, Paul Lay, l’un des meilleurs pianistes de jazz contemporains, reconnu pour son talent exceptionnel et son univers musical unique.


Une première pour eux aussi. Les deux artistes ont fondu leur univers avec le blues. Quelques notes de Sur la route de Memphis pour débuter. « Nous allons vous emmener à la frontière de deux mondes, où les musiques se rejoignent, sur la route des musiques de films », a annoncé l’harmoniste. « Le blues et le jazz sont des traditions orales, avec de l’improvisation. Pour que ça fonctionne, il faut qu’il y ait une écoute. L’important est de trouver des chemins communs et permettre des magies. »
Il était une fois dans l’Ouest, Le Bal des casse-pieds, Les Demoiselles de Rochefort, Bagdad café, Ascenseur pour l’échafaud… La fusion a conquis le public. « L’an prochain, le challenge est de trouver un ou deux artistes issus du Lovely Festival, des artistes comme Thibault Cauvin ou Matthieu Chedid », glisse Stéphane Canarias. Et tout s’est fini de façon festive comme sait si bien l’ faire le Lovely, par une dégustation d’huîtres et de vin blanc, partagée avec les deux artistes.