Un troisième dojo solidaire inauguré

Bien plus qu'un dojo, c'est une école de la vie implantée au cœur du quartier de Tujac. Il porte le nom de Jean-Claude Senaud et pour l'inaugurer des grands noms du judo français.
Fatima Kaabouch

Jean-Luc Rougé… Ce nom ne parlait certainement pas aux enfants en démonstration sur le tatami bleu flambant neuf. On vous fait grâce du palmarès de cet immense sportif venu pour l’inauguration, le premier champion du monde de l’histoire du judo français, en 1975, face au Japonais Ishibashi. Un tsunami !

À ses côtés, témoin lui aussi d’une autre époque, Larbi Ben Boudaoud, champion du monde et une médaille d’argent olympique. Était également présent le directeur général de France judo, Sébastien Nolesini. Bien évidemment aussi nombre de judokas ou anciens judokas corréziens, bénévoles dans les instances, autour de Daniel Phénieux, coprésident de l’Union judo Brive Corrèze (premier club de Nouvelle-Aquitaine en matière de licenciés, c’est dire le poids)… Bref du beau monde du judo et au-delà du sport.

© Fatima Kaabouch

Et bien sûr, l’homme mis à l’honneur ce jour, Jean-Claude Senaud. « Le judo dans la peau », ont répété les intervenants dans leurs discours. Lui se demandait modestement s’il méritait un tel « honneur immense, presque bouleversant ».

Certes, sous son mandat de DTN (11 ans de 2009 à 2020), la France a remporté 4 titres olympiques, 21 titres mondiaux et 64 médailles olympiques et mondiales. Mais c’est dans la vocation de ce dojo solidaire et les valeurs qu’il va véhiculer, que le Corrézien, aujourd’hui coprésident de l’UJBC, s’est reconnu.

© Fatima Kaabouch

« C’est un lieu vivant, ouvert à tous, situé dans un quartier, un lieu de transmission, d’épanouissement, qui montre que le judo est une école de la vie. Le plus grand défi commence aujourd’hui. »

Car la pratique de ce sport repose toute entière sur un code moral bâti sur 8 valeurs. Des valeurs rappelées en affiche sur les murs capitonnés du dojo : « respect, courage, amitié, contrôle de soi, honneur, politesse, sincérité, modestie« . Un judo qui peut changer des vies, construire des citoyens.

© Fatima Kaabouch

« Brive a naturellement voulu s’inscrire dans la dynamique de cette opération « 1000 dojos solidaires ». Nous avons désormais trois dojos solidaires rendus possibles grâce à un travail partenarial« , s’est réjoui le maire Frédéric Soulier. Les dojos Lucie Aubrac, Henri Gérard et aujourd’hui Jean-Claude Senaud. Pour un investissement total de 352.887 euros financés à 80% par les services de l’État.

Yanis, bientôt 9 ans, portant fièrement kimono, un peu intimidé par tout ce monde, était bien loin de ses considérations. Tout à son plaisir de pratiquer. « J’aime le judo. J’en fais depuis un an. Avant, c’était dans une salle à Georges Simon, les tapis n’étaient pas collés, c’était pas facile pour les combats debout. Ici, c’est un vrai dojo, c’est neuf, c’est très beau. C’est juste à côté de chez moi et je fais deux entrainements par semaine. » Les débuts peut-être d’un futur champion.

Philippe Delarue, maire-adjoint aux sports, entouré des deux anciens champions Jean-Luc Rougé et Larbi Ben Boudaoud
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