Ce sera la conclusion d’un joli projet franco-brésilien qui a muri sur deux ans. D’abord au Brésil en octobre dernier avec 25 sud-américains âgés de 8 à 17 ans du Studio de dança Aline Rodrigues à Fortaleza. Puis à Brive cet été avec 15 autres jeunes du New Danse Studio.
Maillon entre les deux : la danseuse et chorégraphe Fanny Vignals de la Cie Ona Tourna qui travaille avec le Brésil depuis 25 ans et a initié cette passerelle intitulée R-Encontros. « L’idée est de voir comment l’art chorégraphique peut renforcer une prévention des violences », explique-t-elle.
Lors de sa résidence au Brésil, les danseurs ont créé et présenté leur spectacle puis envoyé à leurs correspondantes brivistes des phrases chorégraphiques sous forme de vignettes vidéos. « Chaque jeune a transmis sa danse à un danseur de l’autre pays. Les Brésiliens n’avaient jamais fait de danse contemporaine, c’est incroyable ce qu’ils ont créé. Ils ont un très bon niveau. »

Les Brivistes, quant à elles issues de la danse classique, jazz ou contemporaine, ont alors mêlé leurs approches dans cette coconstruction, nourrie également par des interventions d’une psychologue de l’hôpital de Brive qui les a sensibilisé à la prévention des violences. « Nous travaillons beaucoup sur l’écoute des autres », témoigne Fanny Vignals.
Si les Sud-américains n’ont malheureusement pas pu venir à Brive comme prévu cet été, ils étaient fortement attendus en septembre pour la restitution lors des Journées de la culture et du patrimoine. Et effectivement, un groupe de trois jeunes danseuses de Fortaleza et leur professeure de danse séjourneront dans la cité gaillarde entre le 12 et le 22 septembre.
Elles présenteront un extrait de leur spectacle Naõ precisa de força ?! à deux occasions : dimanche 14 septembre à partir de 14h30 dans le cadre de la fête « Danse et nature » aux Perrières et surtout le suivant dimanche 21 septembre à 15h et 16h30 à L’ouvroir en même temps que la restitution des jeunes Brivistes, dans le cadre des Journées de la culture et du patrimoine. Le lieu n’est pas anodin, dans l’enceinte de la Providence, maison accueillant des jeunes traversant des difficultés familiales, et ça a du sens.
Le programme complet de ces deux événements ici.
Vous pouvez également consulter notre précédent article Danser ses droits en écho avec le Brésil.